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Arboriculture et maraîchage, des relais de croissance pour Sun’Agri

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Les ombrières de Sun'Agri s'adaptent à l'arboriculture. Crédits : © Sun'Agri

Le fournisseur de solutions agrivoltaïques pour les vignobles et les vergers de cerisiers Sun’Agri développe son réseau d’installations au-dessus des cultures pour les protéger et produire de l’électricité. Une dizaine de projets sont aujourd’hui opérationnels dans le sud de la France.

S’il y a bien deux types de cultures qui sont très exposés aux risques climatiques, c’est sans doute la vigne et les vergers de cerisiers. « Les épisodes de grêle, de gel, de canicule et de sécheresse font souffrir les vignes et les cerisiers, et se traduisent par des impacts sévères sur la quantité et la qualité des récoltes », constate Cécile Magherini, directrice générale déléguée de Sun’Agri, la branche dédiée à l’agrivoltaïsme de Sun’R, concepteur de solutions photovoltaïques (détenu à 75% par Eiffage). Et ces épisodes climatiques étant plus fréquents et plus difficiles à anticiper, les agriculteurs sont de plus en plus enclins à trouver ses solutions alliant protection des cultures et, potentiellement, revenus supplémentaires.

Partant de ce constat, Sun’Agri a été l’un des premiers opérateurs à allier les deux dimensions agronomique et énergétique, en partant de son expertise acquise par Sun’R dans le pilotage de projets photovoltaïques. « En installant nos panneaux photovoltaïques mobiles qui captent les rayons du soleil et protègent le sol et les cultures de la chaleur, du gel, de la grêle ou de l’évaporation, nous offrons une solution à ces agriculteurs », poursuit Cécile Magherini. Sun’Agri a mis au point une structure métallique haute de 5 mètres, sur laquelle sont installés des panneaux photovoltaïques orientables, permettant de protéger les cultures tout en produisant de l’électricité. La société réalise le montage de projet de A à Z, sans investir dans l’installation. En revanche, elle est en mesure de trouver les partenaires pour construire l’équipement. L’agriculteur peut investir dans la construction de l’équipement (et recevoir des dividendes de la vente d’électricité), ou non. Mais dans tous les cas, il bénéficie de l’apport des panneaux d’un point de vue agronomique.

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S'équiper à l'occasion d'un nouvelle plantation

Sun'Agri, qui se présente comme premier acteur de l’agrivoltaïsme en France, notamment en nombre de projets remportés lors des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), revendique aujourd’hui 10 installations opérationnelles, dont la moitié sous forme de démonstrateurs, et l’autre moitié sous forme d’exploitations équipées, toutes dans la moitié sud de la France. Chaque parcelle s’étend sur 3 à 6 hectares, dont une zone témoin (sans panneaux) afin de pouvoir comparer les parcelles avec ou sans panneaux. « Nous préconisons d’équiper les parcelles à l’occasion d’une nouvelle plantation afin d’optimiser les coûts, comme par exemple avec les cerisiers palissés, pour lesquels la structure métallique soutenant les panneaux va servir aussi pour les filets protégeant les fruits des intempéries et de la drosophile », explique Cécile Magherini. La structure métallique a aussi l’avantage d’être plus pérenne, avec une durée de vie de 30 ans, que les structures en bois habituellement utilisées pour les filets.

Après la vigne et les cerisiers, Sun’Agri se tourne vers d’autres arbres fruitiers comme les pêchers, les pommiers et les abricotiers, mais aussi le maraîchage. Plusieurs projets sont en cours de développement, à des stades d’avancement variés sachant qu’il faut environ 3 ans et demi entre la signature d’un projet et sa concrétisation. Selon Cécile Magherini, Sun’Agri devrait atteindre le seuil de 40 à 50 projets agrivoltaïques opérationnels à la fin 2024, couvrant ensemble environ 200 hectares de cultures.