Des étudiants en ingénierie agricole d’AgroParisTech se sont introduits le 22 mai sur un terrain inoccupé du plateau de Saclay (Essonne), promis à la construction, pour cultiver la terre en signe de protestation contre l’artificialisation des sols. Les étudiants de la prestigieuse école ont aidé un tracteur à s’introduire sur le site, faisant fi d’un permis de construire pour un bâtiment de l’agence de contrôle aérien Eurocontrôle. Très vite, avec l’aide de militants, ils retournent la terre et s’affairent autour d’une petite parcelle. Étudiants, membres des Soulèvements de la Terre, agriculteurs de la Confédération paysanne et chercheurs de Sud-Recherche : une trentaine de personnes étaient présentes en milieu d’après-midi. « Pour nous, c’est vraiment un crève-cœur de voir des grosses entreprises s’accaparer les terres qui peuvent être nos nourricières et dont on a besoin pour manger, surtout en ville », explique Capucine, étudiante de 20 ans en première année à AgroParisTech, qui comme les autres étudiants interrogés, a souhaité utiliser un prénom d’emprunt.
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