Des étudiants en ingénierie agricole d’AgroParisTech se sont introduits le 22 mai sur un terrain inoccupé du plateau de Saclay (Essonne), promis à la construction, pour cultiver la terre en signe de protestation contre l’artificialisation des sols. Les étudiants de la prestigieuse école ont aidé un tracteur à s’introduire sur le site, faisant fi d’un permis de construire pour un bâtiment de l’agence de contrôle aérien Eurocontrôle. Très vite, avec l’aide de militants, ils retournent la terre et s’affairent autour d’une petite parcelle. Étudiants, membres des Soulèvements de la Terre, agriculteurs de la Confédération paysanne et chercheurs de Sud-Recherche : une trentaine de personnes étaient présentes en milieu d’après-midi. « Pour nous, c’est vraiment un crève-cœur de voir des grosses entreprises s’accaparer les terres qui peuvent être nos nourricières et dont on a besoin pour manger, surtout en ville », explique Capucine, étudiante de 20 ans en première année à AgroParisTech, qui comme les autres étudiants interrogés, a souhaité utiliser un prénom d’emprunt.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Tuberculose bovine : nouvel appel à améliorer les indemnisations
Dans une question écrite publiée le 2 juin, Cendrine Chazé, députée (DR) de l’Orne, appelle la ministre de…
Vin/tunnels de prix : le ton monte entre l’aval et la FNSEA au conseil Vin de FranceAgriMer
Au conseil spécialisé Vin de FranceAgriMer le 9 mai, son président Jérôme Despey (FNSEA) a été vivement critiqué par…
« Projets d’avenir » : Genevard étudie la « piste » des reliquats bio pour les financer
Présente au congrès des JA le 4 juin, Annie Genevard a dit étudier la « piste » d’un financement des…