4,8 millions d’hectares, soit une progression de 36 %, ont été assurés en 2023, première année de la réforme de l’assurance récolte, a indiqué le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, à la France Agricole le 5 octobre. Des chiffres qui vont dans le sens des premières tendances de Pacifica (Crédit Agricole) et de Groupama, dévoilées par Agra presse en juin. Certaines progressions sont notables. Concernant la prairie, le taux d’assurance est passé de 0,5 % à 9 % des surfaces. En viticulture, le pourcentage passe de 31 % à 43 % et en arboriculture, les surfaces assurées ont été multipliées par 10 (de 1,5 % à 11,2 %). La progression est moins marquée en grandes cultures (de 31,6 % à 35,3 %), les niveaux de couverture étant déjà élevés dans cette filière. Ces données doivent toujours être confirmées par un bilan consolidé du ministère de l’Agriculture.
Il reste des points d'amélioration sur l’arboriculture et en maraîchage, prévenu Marc Fesneau : « Dans un certain nombre de départements, pas partout, on nous remonte que les offres ne sont pas attractives. Les assureurs historiques reconnaissent qu’ils doivent encore documenter leur système et que sur certains sujets arboricoles, ils ont eu des difficultés ».
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Le ministre s'est notamment appuyé sur l’exemple du Tarn-et-Garonne qui ne dépasse pas 5 % de surfaces assurées et a appelé à un affinage de l‘offre assurantielle : « Des cerisiers couverts en filets paragrêle, cela ne peut pas être le même prix qu’une parcelle qui n’est pas équipée. Ce sont des éléments à affiner, pour l’instant les assureurs n’en tiennent pas encore compte dans leurs tarifs. On va “travailler en marchant”, en bonne intelligence avec les assureurs ». Il considère que la constitution, toujours en cours, d’un groupement entre les assureurs habilités à vendre de l’assurance récolte, devrait améliorer la situation.