L’organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) a présenté le 16 novembre une conjoncture mondiale du vin faisant état de la vendange de l’hémisphère nord. La production mondiale de vin augmenterait encore plus vite que la consommation. Mais les plantations continuent leur ralentissement.
Au niveau mondial, la production de vins serait comprise entre 275 et 286 millions d’hl (281 Mhl en milieu de fourchette contre 278 Mhl en 2005) dont les 2/3 sont produits dans l’UE à 25, 18% dans l’hémisphère sud et 7% aux Etats-Unis. Dans l’UE à 25, la production est en hausse d’environ 5 Mhl par rapport à 2005, pour atteindre 170 Mhl (le comité de gestion vin de l’UE a donné le chiffre 177 Mhl).
La consommation qui augmente d’un peu plus d’un million d’hectolitres par an, est estimée entre 234,7 Mhl et 241,2 Mhl.
L’écart entre la production et la consommation est estimé par l’OIV entre 40 Mhl et 45 Mhl (43 Mhl en milieu de fourchette).
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Une partie de ce volume est absorbée par les usages industriels (32 à 34 Mhl).
La vignoble mondial se stabilise
La superficie totale du vignoble de l’ensemble des pays du monde devrait connaître une hausse modeste. Mais il n’est pas dit que la production mondiale se stabilise car des vignes plantées dans les années passées vont encore entrer en production et notamment dans l’hémisphère sud. Le vignoble de l’UE à 25 devrait globalement se restreindre en 2006 dans des proportions un peu supérieures à celles de l’an dernier. Mais les surfaces plantées dans l’hémisphère sud et aux Etats-Unis ont conduit à un accroissement sensible des niveaux de production qui ont parfois provoqué (en Australie notamment) une érosion des cours en raison d’un alourdissement des stocks. Ce qui a freiné le développement des vignobles. Ainsi, entre 2005 et 2006, on devrait enregistrer une progression du vignoble de l’ordre d’un millier d’hectare en Afrique du sud et en Argentine et de l’ordre de 2 Mha en Australie, au Chili et en Nouvelle Zélande. Le développement du vignoble chinois reste peu connu.