Menace potentielle en fruits et légumes ou vigne, les Pays-Bas ont confirmé une deuxième détection officielle de Scirtothrips dorsalis sur des plantes ornementales destinées à la plantation, indique l’organisme néerlandais de protection des végétaux, dans un communiqué. La première infestation a été détectée le 14 octobre, dans une serre de la province du Brabant-Septentrional. « Cette détection a eu lieu lors d’une inspection à l’exportation de plantes liées à un envoi précédemment intercepté dans un autre État membre de l’Union européenne », est-il précisé. Le 17 octobre, le thrips a été détecté sur quatorze échantillons de différentes espèces végétales. Toutes ont été placées sous quarantaine.
Le ravageur est très répandu : continent américain (Mexique, Brésil, Colombie), Espagne, Turquie (sur myrtillier, oranger et fraisier), aux Pays-Bas (Podocarpus) et au Danemark (sur bégonia). En France, une première détection avait eu lieu en octobre 2023 dans une pépinière vendéenne, selon la Draaf des Pays de la Loire. L’institut de recherches de l’horticulture, Astredhor, en partenariat avec le CTIFL, le laboratoire d’écologie chimique Agriodor et l’Université de Bordeaux, ont travaillé sur une solution de biocontrôle utilisant des médiateurs chimiques afin de perturber le comportement du thrips, dans le cadre du projet « Healthi 2 ». En serres expérimentales de poivron et de verveine, cette stratégie réduirait au moins de 50 % les populations de thrips adultes et les dégâts sur les cultures, avec une efficacité pouvant atteindre 95 % lorsqu’elle est combinée à des lâchers d’acariens prédateurs, et pour un coût inférieur à 1 €/m².
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En France, une première détection avait eu lieu en octobre 2023
PG