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BeeGuard continue d’innover dans le biomonitoring des ruches

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Christian Lubat, président fondateur de BeeGuard (le 2ème en partant de la gauche), lors d'une conférence au SIA. Crédits : © Irina Lafitte

Une conférence sur le stand de la Ferme Digitale réunissait le semencier Anamso et la start-up de biomonitoring des abeilles BeeGuard. Ce fut l'occasion de découvrir les dernières innovations en faveur d'un meilleur suivi de la pollinisation. 

Le lundi 24 février, le SIA était l’occasion pour l’Anamso (Association Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences Oléagineuses) de présenter leur partenariat avec BeeGuard, une start-up toulousaine, membre de La Ferme Digitale

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Au-delà de leur rôle de témoins de la biodiversité, les abeilles sont aussi de précieux alliés des semenciers. Pour polliniser ses cultures d’oléagineux (tournesol, colza, soja), l’Anamso loue « environ 60 000 colonies par an  auprès d'apiculteurs », explique Jean-Christophe Conjeaud, responsable R&D de l'association. Pour mieux adapter le nombre d’abeilles aux besoins de chaque parcelle, la solution de BeeGuard permet un suivi affiné de l’activité de chaque ruche. La start-up installe des capteurs vidéos couplés à l’IA à l’entrée des ruches. Ainsi, pendant ses trois ans de tests avec BeeGuard, l’Anamso a pu recueillir des données météo, mesurer le poids des ruches ainsi que le nombre d’entrées et de sorties d’abeilles. Toutes ces données ont permis à l’Association d’obtenir les métriques de pollinisation des ruches qu’ils louaient. 

Une levée de fonds annoncée pour ces prochains mois 

Cette année, BeeGuard ajoute une nouvelle donnée analysée par son IA afin d’identifier et de compter le nombre d’abeilles qui rentrent dans la ruche avec du pollen. Cela permettrait de savoir si les abeilles sont bien allées sur les cultures cibles, sans ramener trop de pollen, ce qui compromettrait une bonne pollinisation. « Nous sommes dans une logique d’agriculture de la connaissance, nous sommes là pour ramener du détail », explique Christian Lubat, président fondateur de BeeGuard. Grâce à des données accessibles en temps réel, le semencier peut détecter précocement des anomalies dans la pollinisation, comme une contamination par une autre culture. 

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Depuis 2022, BeeGuard a vu son chiffre d’affaires croître de 70%, selon le dirigeant. Cette année, la start-up va faire ses premiers pas en dehors de France, avec un premier test de ses solutions de biomonitoring des ruches sur dix sites en Espagne. « C’est peut-être le début d’une expansion à l’international », se réjouit le président fondateur. 

Pour financer son développement commercial et sa R&D et procéder à des embauches pour étoffer son équipe de 6 personnes, BeeGuard prévoit de boucler une levée de fonds au premier semestre 2025. « Notre première levée de fonds nous avait permis d’accéder au marché, aujourd’hui nous voulons accélérer notre développement. Nous souhaitons être accompagnés par des financiers qui ont une compréhension de l’agriculture », glisse Christian Lubat, qui espère lever 2 millions d’euros.