Dans un courrier adressé le 6 mars au commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, le président de la commission agriculture de Régions de France, Loïg Chesnais-Girard, demande s’il est techniquement possible que les régions puissent utiliser les reliquats d’aides Feader de la programmation 2014-2022 (souvent constitués d’aides à la conversion en bio non consommées) pour verser à nouveau une aide au maintien en agriculture biologique (Mab) sur l’année 2025. Dépossédées d’aides surfaciques du second pilier (bio, Maec) sur la programmation actuelle, certaines régions avaient continué de verser des aides au maintien en bio jusqu’en 2024 au titre de la précédente programmation, alors que l’État avait de son côté arrêté de les co-financer depuis 2017. C’était notamment le cas des régions dominées par la gauche comme la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine ou l’Occitanie, mais également de l’Île-de-France.
En vertu du règlement Restore, adopté en décembre, les régions peuvent utiliser les reliquats 2014-2022 du second pilier pour aider cette année encore des agriculteurs touchés par des catastrophes naturelles ou des crises sanitaires. Selon l’élu breton, huit régions sont intéressées pour utiliser ces fonds pour mettre en place une dernière année d’aide au maintien en bio. Le ministère aurait « confirmé la validité de cette proposition », mais l’aurait bloquée au motif que le paiement ne pourrait être effectué avant le 31 décembre. Les régions demandent donc au commissaire s’il existe une possibilité « d’engager les dépenses avant le 31 décembre 2025 mais de n’effectuer le paiement qu’après cette date ».
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De leur côté, les producteurs de la Fnab (agriculteurs bio) demandent toujours un rehaussement de l’éco-régime. Ils visent notamment la révision à mi-parcours de la programmation du second pilier cette année. Mais le temps manque pour une telle réforme, estiment certaines régions, qui penchent plutôt pour une hausse des aides à l’investissement. Une position finale des régions doit être arrêtée dans les prochaines semaines.