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Bio : le Parlement européen adopte sa position sur le plan européen sans reprendre l’objectif de 25 %

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Le Parlement européen a adopté à la quasi-unanimité sa position sur le plan de développement de l’agriculture biologique. Une position qui ne reprend pas l’objectif de 25 % de surface à l’horizon 2030 préférant insister sur le nécessaire développement de la demande pour tirer la production.

Malgré la tentative des groupes parlementaires Social-démocrate, des Verts, et de la Gauche pour tenter de le réintégrer en dernière minute, l’objectif de 25 % de surfaces en agriculture biologique – prévu par la stratégie De la ferme à la table – n’a pas été repris dans la position du Parlement européen sur le plan d’action bio adopté le 3 mai. Ce qui n’a pas empêché, lors du vote en plénière les eurodéputés de reprendre à une très large majorité (611 voix contre 14 et 5 abstentions) la position qui avait été adoptée par la commission de l’Agriculture. Rapporteure, du texte Simone Schmiedtbauer (PPE, autrichienne) a rappelé, lors de son intervention à la veille du vote, que « c’est le marché qui devrait déterminer l’ampleur de la croissance du secteur biologique, et non un objectif chiffré préétabli ».

Lire aussi : Bio : les eurodéputés soutiennent le développement du secteur sans reprendre l’objectif de 25 %

Le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a précisé que cet objectif de 25 % n’est pas un objectif pour les agriculteurs, ni même un objectif qui lie directement les États membres. « Nous voulons encourager ce type d’agriculture par des incitations, par une bonne offre, mais ce n’est pas obligatoire », a-t-il précisé à l’issue du débat en plénière. Les eurodéputés Éric Andrieu (Social-démocrate) et Claude Gruffat (Verts) s’ils déplorent l’absence d’objectif chiffré, même volontaire, reconnaissent néanmoins les avancées du texte.

Aides, filières et semences

Au-delà de cette question d’objectif, le Parlement européen prévient qu’un soutien financier suffisant en faveur des agriculteurs pour couvrir les coûts de production plus élevés et des aides supplémentaires de la Pac pour inciter les exploitants à se convertir, sont nécessaires. Leur position met également en avant le rôle des chaînes d’approvisionnement et des marchés publics ainsi que celui de la recherche et innovation pour soutenir le secteur.

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Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont salué cette position du Parlement notamment en ce qui concerne le développement d’intrants tels que les semences et les produits phytosanitaires. « L’utilisation des technologies numériques et innovantes demandée par la plénière représente une indication claire pour les législateurs européens d’avancer rapidement sur ce sujet », souligne également le Copa-Cogeca.

Le plan d’action de la Commission européenne lancé en mars 2021 fera l’objet en 2024 d’un examen à mi-parcours.