Le plan de développement de l’agriculture bio visant à atteindre 25 % de surfaces en 2030 a été validé par les ministres de l’Agriculture de l’UE qui insistent sur le caractère volontaire des objectifs et la nécessité de développer la demande pour stimuler la production.
Les ministres de l’Agriculture de l’UE ont adopté le 19 juillet leurs conclusions sur le plan de développement de l’Agriculture biologique (1), proposé au mois d’avril par la Commission européenne, dans lesquelles ils valident l’objectif très ambitieux de 25 % de surfaces bio en 2030 (contre 8,5 % actuellement). Mais beaucoup, craignant de ne pas parvenir à l’objectif, insistent sur la nécessité d’un partage des responsabilités pour apporter sa contribution à l’effort collectif. Les conclusions soulignent donc qu’il faudra tenir compte des caractéristiques spécifiques des États membres et des différents points de départ, et que les plans nationaux de développement devront être volontaires.
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Mais de manière générale, les ministres ont soutenu les mesures de la Commission européenne soulignant en particulier (France, Suède, Autriche, Allemagne…) la nécessité de veiller à l’adéquation entre l’offre et la demande en produits biologiques pour permettre la rentabilité future du marché. Ils demandent donc un budget ambitieux pour la politique de promotion de l’UE afin de stimuler la demande et garantir la confiance des consommateurs. Le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a rappelé qu’en matière de budget il fallait créer des synergies avec d’autres politiques que la Pac (qui dispose déjà d’outils comme les éco-régimes et le second pilier) telle le Plan de relance de l’économie de l’UE ou les fonds de cohésion qui peuvent permettre de développer des marchés.
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Recherche sur les semences et l’alimentation animale
De nombreuses délégations (France, Italie, Suède, Belgique, Danemark…) ont aussi mis en avant la recherche et l’innovation (semences, produits phytos, alimentation animale…) comme des éléments essentiels pour développer le secteur. Le ministre espagnol Luis Planas estime que l’un des principaux freins aujourd’hui est le manque de semences bio. Le Conseil demande aussi dans ses conclusions à la Commission de développer des initiatives concernant « les additifs alimentaires et la recherche sur l’utilisation des insectes et de la biomasse marine comme matières premières pour l’alimentation animale ».
La plateforme européenne des insectes pour l’alimentation humaine et animale (IPIFF) vient justement de publier des propositions pour la création de normes biologiques pour les activités d’élevage d’insectes dans le cadre du nouveau règlement sur l’agriculture biologique qui entrera en vigueur début 2022.