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Biocarburants : des orientations européennes qui laissent peu d’espoir

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Le règlement sur la taxonomie est « un document vivant », qui « sera développé progressivement au fil du temps, au fur et à mesure de l’évolution de la science, de la technologie et de notre compréhension de la durabilité », a répété à plusieurs reprises la commissaire européenne aux Services financiers, Mairead McGuinness, le 17 mai lors d’un échange avec le Parlement européen. Le premier acte délégué sur cette taxonomie – qui doit encore être validé par les co-législateurs – définissant les critères de durabilité d’un certain nombre d’investissements a été critiqué pour son manque d’ambition, notamment en ce qui concerne les bioénergies et la forêt. Et plusieurs eurodéputés, de la commission de l’Environnement en particulier, ont réitéré ces critiques. Mais Mairead McGuinness assure que ces critères seront révisés au moment opportun. Et de souligner que « le paquet législatif d’ajustement à l’objectif de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE demandera probablement d’aller plus loin ».

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Attendu pour le 14 juillet ce paquet comprendra entre autres la révision du système d’échange de quotas d’émission, du règlement sur la répartition de l’effort, du règlement sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie, de la directive énergies renouvelables mais aussi une proposition de mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Les producteurs européens de bioéthanol, représentés par ePure, espèrent que cette révision reconnaîtra le rôle des biocarburants, y compris ceux issus de cultures alimentaires. Selon les premiers éléments qui ont pu filtrer, le projet de proposition de la Commission européenne visant à réviser la directive sur les énergies renouvelables augmenterait l’objectif de la part d’énergie renouvelable dans les transports mais maintiendrait un plafond (aujourd’hui fixé à 7 %) sur l’utilisation de biocarburants d’origine alimentaire.

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