L’IPBES (équivalent du Giec pour la biodiversité) a adopté son rapport Biodiversité et business, à Manchester le 9 février. Fruit de trois ans de travaux, ce rapport constate que « la croissance de l’économie mondiale s’est faite au prix d’une immense perte de biodiversité, qui représente aujourd’hui un risque systémique critique et généralisé pour l’économie, la stabilité financière et le bien-être humain », selon un communiqué. Parmi les mesures d’incitations au « maintien du statu quo » au détriment de la nature, l’IPBES pointe les subventions et les flux financiers en général. « En 2023, les flux financiers mondiaux publics et privés ayant des impacts directement négatifs sur la nature ont été estimés à 7 300 milliards de dollars […] À l’opposé, 220 milliards de dollars de flux financiers publics et privés ont été orientés en 2023 vers des activités contribuant à la conservation et à la restauration de la biodiversité », indique l’institution. Le résumé pour les décideurs propose des méthodes et « plus de 100 actions spécifiques » pour mesurer les impacts et les dépendances à la biodiversité, et aussi prendre conscience des opportunités économiques découlant de celle-ci. Des propositions qui s’adressent aussi bien aux gouvernements, aux acteurs financiers, aux entreprises et à la société civile.
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