Horizom, entreprise française qui développe la culture du bambou, et Fiboo (groupe Baudelet), spécialisée dans les matériaux biosourcés, annoncent, dans un communiqué de presse le 18 novembre, leur partenariat pour implanter une filière dédiée à la production d’isolants biosourcés à base de bambou. Dès cette année, il prévoit la plantation de 400 hectares de bambou dans la région. La biomasse produite sera ensuite transformée dans l’usine de Fiboo à Blaringhem (59). Dans le cadre de ce rapprochement, Horizom, qui dispose d’une bambousaie de 350 ha dans l’Indre et d’une pépinière de 8 ha dans les Landes, assurera la recherche et l’accompagnement agronomique d’environ quarante exploitants se situant à 100 kms à la ronde de l’usine de valorisation, dans les départements du Pas-de-Calais (62), du Nord (59) et de la Somme (80). « Le bambou récolté et commercialisé permet de générer un excédent brut d’exploitation (EBE) annuel entre 2 500 € et 3 000 € par hectare pour l’agriculteur, avec l’assurance d’avoir d’ores et déjà un industriel qui lui rachète sa biomasse grâce à l’usine opérationnelle de Fiboo », souligne Christophe Downey, cofondateur et directeur général d’Horizom. Lorsque les bambous plantés auront atteint leur rendement maximum d’ici huit ans, ils produiront 27 tonnes de matière sèche par ha et par an.
À terme, Horizom et Fiboo ambitionnent d’en valoriser annuellement 10 000 tonnes qui serviront principalement à fabriquer des panneaux isolants destinés à la construction et à la réhabilitation de bâtiments. Sur la base de 10 000 tonnes de matière sèche, Fiboo produira 1 million de m2 d’isolant par an, soit l’équivalent de 5 000 maisons de 70 m2 isolées.
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PG