Des chercheurs ont trouvé chez le blé un gène de résistance « à large spectre » vis-à-vis de la septoriose, une des principales maladies de la céréale, a indiqué le 19 janvier l’Inrae, membre de leur consortium avec l’Université de néerlandaise de Wageningen, le ministère américain de l’Agriculture (USDA), et en collaboration avec le semencier nordiste Florimond Desprez. Ce gène Stb16q, nouvellement identifié et caractérisé, « procure une résistance à de nombreuses souches de Zymoseptoria tritici », champignon responsable de la septoriose, selon l’étude publiée dans Nature Communications. Il « ralentit considérablement la pénétration et la croissance du champignon dans les tissus », souligne l’Inrae dans le communiqué. Présent dans seulement 6 variétés de blé sur les 805 soumises à criblage, il offre peu de chances de contournement des défenses observées chez certaines plantes. « L’introduction de ce gène de résistance dans les variétés de blé doit se faire prudemment et être associée à d’autres facteurs de résistance à la maladie », conclut l’institut.
L’Université néerlandaise de Wageningen (WUR) estime qu’« une étape importante » a été franchie avec le clonage et l’introduction du Stb16q dans le blé, selon un autre communiqué. « Le gène est maintenant relativement facile à incorporer dans les variétés de blé commerciales via la sélection, ce qui signifie que les producteurs auront moins de pertes de récolte et moins besoin d'appliquer des produits phytosanitaires chimiques à l'avenir », affirme Gert Kema, chercheur WUR. De nouvelles perspectives s’ouvrent. D’autant plus que le Stb16q fait partie des gènes CRK, qui « semblent également impliqués dans la résistance aux maladies dans d'autres cultures », selon lui.
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La septoriose, qui peut causer 40 % à 55 % de chute de rendement, provoque chaque année entre 350 et 700 M€ de perte pour la filière française.
Une piste sur la résistance aux maladies dans d'autres cultures