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Bon Vivant lève des fonds pour commercialiser ses protéines de lait sans vache

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Hélène Briand et Stéphane MacMillan, les cofondateurs de Bon Vivant Crédits : © Bon Vivant

Leader français des protéines laitières sans animaux, Bon Vivant vient de boucler une nouvelle levée de fonds de 15 millions d’euros pour accélérer son développement, avec en ligne de mire un lancement commercial aux États-Unis en 2025.

Après une première levée de fonds de 4 millions d’euros en mars 2022, le spécialiste de la fermentation de précision Bon Vivant passe à la vitesse supérieure avec un tour de table d’amorçage de 15 millions d’euros bouclé le 12 octobre 2023. Cette opération marque aussi l’arrivée de trois nouveaux investisseurs européens au capital de la start-up, la société européenne de capital-risque Sofinnova Partners, le fonds Sparkfood (filiale de la multinationale portugaise Sonae qui gère un portefeuille diversifié d'entreprise) et Captech Santé. « Au-delà du montant du tour de table, nous avons une qualité d’investisseurs qui est très intéressante pour la suite, s’est félicité le cofondateur de Bon Vivant, Stéphane MacMillan. De plus, tous nos investisseurs historiques ont aussi participé, ce qui est toujours satisfaisant. »

Lancée par Hélène Briand et Stéphane MacMillan en décembre 2021, Bon Vivant entend offrir une alternative au lait traditionnel en proposant des protéines de lait, comme le lactosérum et la caséine, sans utiliser d’animaux. La start-up qui utilise la fermentation de précision à partir de levures modifiées propose une gamme d’ingrédients que les industriels utilisent pour formuler des produits naturellement sans lactose, ni cholestérol.

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Un nouveau laboratoire opérationnel au printemps 2024

Les fonds levés vont permettre à Bon Vivant d’accélérer son développement, à commencer par l’industrialisation de sa protéine sérique, le lactosérum. « Notre technologie et nos ingrédients sont prêts. Nous travaillons maintenant à baisser les coûts afin d’être prêts à commercialiser, », explique le cofondateur. Pour cela, la start-up termine la construction de son nouveau laboratoire à Lyon. Prévu pour être opérationnel au printemps 2024, il pourra faire de la fermentation sur plusieurs fermenteurs « avec des capacités allant jusqu'à 40 litres, contre 5 jusqu’à présent, souligne Stéphane MacMillan. C’est une taille qui va nous permettre de tester nos formulations à plus grande échelle et réduire le temps de développement. »

Dans la foulée, les premiers contrats commerciaux devraient être signés fin 2024, avant une arrivée sur le marché américain prévue pour 2025. « Nous allons envoyer notre dossier à la FDA en janvier 2024. Le processus d’autorisation est plus rapide aux États-Unis qu’en Europe, il dure environ un an », détaille Stéphane MacMillan. Bon Vivant compte aussi déposer un dossier en Europe auprès de l’EFSA, ainsi que d’autres pays, en fonction des besoins de ses clients.