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Bon Vivant se rapproche d'Abolis Biotechnologies pour accélérer le développement de sa protéine de lait sans animaux

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Stéphane MacMillan, cofondateur de Bon Vivant Crédits : © Stéphane MacMillan

La start-up Bon Vivant lance un partenariat avec Abolis Biotechnologies qui va l’aider à développer sa production, via la fermentation de précision, de protéines de lait sans animaux, en vue d’une commercialisation de son ingrédient dès 2024.

Six mois seulement après son lancement, Bon Vivant passe à la prochaine étape de son développement. Après avoir réussi sa production en laboratoire en un temps record, la start-up lyonnaise passe dès cette semaine et jusqu’à la fin de l’été à l’étape de production pré-industrielle. Pour cela, elle lance une coopération avec l’expert français de la biotechnologie industrielle Abolis Biotechnologies. Grâce à sa plateforme de biologie de synthèse, Abolis va l’aider à développer de manière durable sa production de protéines de lait sans animaux à destination des industriels du secteur. « Abolis a une très bonne réputation et une expertise qui nous intéresse sur l’ingénierie des souches et des levures », confie Stéphane Mac Millan, cofondateur de Bon Vivant avec Hélène Briand.

L’idée de la création de la start-up est née d’un constat simple : « Les laits végétaux n’ont ni le goût ni la texture ni les apports nutritionnels du lait », déplore Stéphane Mac Millan. La société s’est donc lancée dans la fermentation de précision, afin de produire de la bêta-lactoglobuline, une protéine présente en abondance dans le lait de vache. En fermentant des levures modifiées pour produire ces protéines sans animaux, Bon Vivant obtient un ingrédient sous forme d’une poudre blanche, qui permet ensuite aux industriels de formuler des produits naturellement sans lactose, ni cholestérol. Pour son cofondateur, « c’est une technologie sans compromis, qui permet d’avoir une empreinte environnementale beaucoup plus faible sans sacrifier le goût, la texture ou les apports nutritifs ».

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Avec Abolis, Bon Vivant envisagera de se diversifier dans la production d’autres protéines. Pour financer son développement et sa R&D, la société a déjà levé 4 millions d’euros et prévoit un tour de table de série A prochainement. Et ses effectifs devraient presque doubler d’ici la fin de l’année pour atteindre « 15 à 20 salariés ».

Si l’ingrédient mis au point par Bon Vivant est très attendu par le marché, il reste néanmoins à passer la barrière de la réglementation européenne. « Nous avons des discussions très avancées avec l’ensemble des industriels français, ainsi qu’européens », assure le cofondateur. Son objectif est de commercialiser ses premiers produits début 2024. Stéphane Mac Millan se dit « confiant » sur les chances d’obtenir ce feu vert européen. « Cette technologie est déjà utilisée pour des produits que nous consommons au quotidien, comme l’insuline, la vanilline et la présure ». L’important pour lui est de ne pas « prendre de retard par rapport aux acteurs américains et asiatiques ». Cependant, il n’exclut pas de lancer d’abord son produit aux États-Unis, au Moyen-Orient ou en Asie, où la réglementation est déjà en place et où « les industriels partenaires sont présents ».