Le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) Christian Delpeuch s’est déclaré satisfait de cette décision de l’INAO de baisser les rendements dans le Bordelais mais a regretté que la baisse ne soit pas plus ciblée.
« J’aurais préféré plus de souplesse dans la mise en application des rendements » pour permettre à « certaines exploitations de très grande qualité de pouvoir conserver leurs marchés», a indiqué M. Delpeuch lors d’un déjeuner de presse à Paris à l’occasion de la sortie d’un livre de chroniques vinicoles de Jean-Francis Pécresse, journaliste aux Echos.
« Dans certains cas, on pénalise des opérateurs qui ont des marchés intéressants », a-t-il ajouté précisant que la baisse décidée pour Bordeaux par l’INAO est « d’environ 10%» (« environ 50 hectolitres par hectare contre 55 à 58 hl/ha en 2004 ».
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Il s’est par ailleurs félicité que le « plan Bordeaux » de lutte contre la crise vitivinicole en Gironde, avalisé début juin par le CIVB, ait provoqué « une prise de conscience par l’ensemble des acteurs de la filière».
Le « plan Bordeaux » prévoit « une mise en adéquation de l’offre et de la demande » en passant notamment par une baisse des rendements, la « distillation d’une partie des stocks d’invendus » -qui a été boudée par les viticulteurs bordelais- et un abondement des primes européennes pour obtenir l’arrachage de vignes, et par un emprunt de 60 millions d’euros contracté par le CIVB.
Un autre volet du plan Bordeaux prévoit la possibilité pour les viticulteurs d’affecter certaines de leurs parcelles à des productions de « vin de pays ». Ce projet « pourrait être effectif pour la récolte 2006 ».