À deux semaines de la vente aux enchères annuelles de vin de Bourgogne, les Hospices de Beaune s’attendent à un millésime 2019 qui reflète le climat chaotique, mais sans mildiou, de cette année : « intense », résume Ludivine Griveau, régisseur du domaine viticole de 60 ha des Hospices. Le cycle végétatif de la vigne bourguignonne a été marqué par un déficit de pluviométrie dès les mois de décembre et janvier. L’appellation de chassagne-montrachet était en déficit de 100 mm à fin mars. Il y manquait entre 50 et 70% d’eau en janvier et février. Puis la taille de la vigne en février s’est déroulée sous un excédent d’ensoleillement de plus de 140 heures par rapport à la normale de saison. Le froid de début avril a ralenti considérablement le développement de la vigne. « 2019 s’inscrit parmi les millésimes les plus tardifs ». Ensuite les deux dernières semaines de juin ont été très chaudes, voire caniculaires : 39 degrés sous abri et une moyenne de 28 degrés pendant sept jours consécutifs. Le résultat : « Les raisins rouges sont dans un état sanitaire quasi parfait, délicieux avec des peaux craquantes, des saveurs intenses. D’intenses odeurs de fruits embaument la cuverie au moment des fermentations ». Quant au chardonnay, il « est fruité et très sucré, presque sirupeux, mais tout en étant d’une acidité incroyable ».
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