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Bruxelles veut plus de transparence dans la manière de communiquer les prix des produits

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Améliorer l’équité dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire en introduisant plus de transparence dans la manière dont les prix sont communiqués tout au long de la chaîne. Tel est le sens de la proposition que vient de présenter la Commission européenne. Proposition qui vise essentiellement à briser ce qu’elle appelle la « boîte noire » des transformateurs et des détaillants.

La Commission européenne relève que si une grande quantité d'informations sont disponibles sur l'évolution des marchés agroalimentaires (prix, volumes de production, stocks, etc.), en revanche, les informations sont beaucoup plus rares en ce qui concerne les autres marchés clés de la chaîne, notamment ceux qui lient les agriculteurs et les consommateurs au niveau de la transformation des produits alimentaires et de la vente au détail. Elle estime que cette asymétrie d'information désavantage lourdement les agriculteurs sur le marché et érode la confiance dans la relation de loyauté.

Afin d’accroître la transparence des prix, il est donc essentiel à ses yeux d’ouvrir cette « boîte noire » de la chaîne d’approvisionnement que constitue cette absence d’informations sur l'évolution du marché de la part des transformateurs et des détaillants. Selon elle, les différences entre le prix de vente et le prix d'achat peuvent fournir des informations sur les coûts intermédiaires (transport, assurances, stockage, etc.) entre le vendeur et l'acheteur. Elle estime en outre essentiel de disposer facilement et en temps utile d'informations sur l'évolution du marché afin de faire face efficacement à la concurrence présente sur les marchés mondiaux. Sans compter les moyens supplémentaires qu’une telle transparence des prix pourrait apporter aux acteurs plus faibles et de plus petite taille dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Les mesures que propose la Commission couvrent les secteurs de la viande, des œufs, des produits laitiers, des fruits et légumes, des cultures arables, du sucre et de l'huile d'olive. Elles s'appuient sur les systèmes et des procédures appropriés pour la collecte de données qui sont déjà en place et sont utilisés par les opérateurs et les États membres pour communiquer à la Commission des informations relatives au marché. Sauf que cette fois, leur portée sera élargie et chaque État membre sera responsable de la collecte des données sur les prix et sur les marchés. Les États membres sont invités à communiquer leurs données à la Commission, laquelle les publiera à son tour sur son portail sur les denrées agroalimentaires et sur celui de l’ Observatoire des marchés de l’UE. La proposition de la Commission va faire l’objet d’une période de consultation publique jusqu’au 22 juin prochain. Elle sera ensuite adoptée par la Commission européenne et devrait entrer en vigueur six mois après son adoption.

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D'après un sondage d'opinion effectué à l'échelle de l'UE (publié en février 2018), une grande majorité des personnes interrogées (88 %) jugeaient important de renforcer le rôle des agriculteurs dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Confirmant cette tendance, 96 % des personnes ayant répondu à la consultation publique de 2017 sur la modernisation de la Politique agricole commune (PAC) étaient d'accord avec la proposition selon laquelle l'amélioration de la position des agriculteurs dans la chaîne de valeur devrait être un objectif de la PAC. En 2018, la Commission a présenté une proposition visant à interdire les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire, proposition qui a été approuvée par le Conseil des ministres de l’UE et par le Parlement européen en avril 2019.