« L’ovosexage des canards sera opérationnel en juillet 2024 » au couvoir d’Aignan (Gers), a annoncé Jean-Louis Zwick, directeur du pôle agricole de Maïsadour, le 7 décembre en conférence de presse. Le groupe landais a posé en septembre « la première pierre des travaux d’agrandissement du site d’Aignan pour accueillir les robots qui analyseront les œufs dès février 2024 » (phase de tests), précise un dossier de presse. Comme elle l’indique à Agra Presse, la coopérative a développé sa propre technologie, basée sur « la reconnaissance de l’œil [des canetons] à travers la coquille, entre le 8e et le 10e jour d’incubation ». Elle présente une cadence de « 15 000 œufs par heure ». Seuls les canards mulards (5 millions par an au couvoir d’Aignan) sont concernés. Maïsadour a démarré en 2015 ce projet dans lequel il a investi 4 M€ (dont 600 000 € de subventions du Plan de relance), a indiqué M. Zwick. Dans son dossier de presse, la coopérative ajoute que « le second couvoir à Carcarès-Sainte-Croix (Landes) sera équipé courant 2025 ».
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Seuls les canetons mâles sont utilisés en filière foie gras. L’interprofession Cifog s’est engagée à mettre fin à l’élimination des canetons femelles d’ici 2027 (en les valorisant à l’export), rappelle Réussir Volailles. Comme le rapportent nos confrères, parmi les autres opérateurs en canards, le groupe de sélection-accouvage Grimaud frères a produit cet été les « premiers canards ovosexés au monde », et va mettre sur le marché sa technologie de sexage Lunix « en janvier 2024 » (aussi basée sur la détection des yeux). « Cette innovation s’accompagne du déploiement de nouvelles générations de souches, issues de la lignée spécifique possédant le marqueur à l’œil qui a permis le sexage », précise le média spécialisé.