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Champagne : deux enquêtes ouvertes pour « traite d’êtres humains »

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Le parquet de Châlons-en-Champagne a indiqué le 22 septembre avoir ouvert « deux enquêtes pour traite d’êtres humains » dans le cadre des vendanges en Champagne, après la fermeture par la préfecture de la Marne d’hébergements collectifs de vendangeurs à Nesle-le-Repons (Marne), jugés « insalubres » et « indignes ». Céline Fassey, vice-procureure de Châlons-en-Champagne, a fait part à l’AFP de l’ouverture de ces enquêtes visant « plusieurs sociétés », sans davantage de précisions sur les faits présumés ni les entreprises visées. Ces enquêtes n’ont « aucun lien avec les décès des vendangeurs », précise Mme Fassey, alors que quatre vendangeurs en Champagne sont décédés depuis début septembre, dans un contexte de fortes chaleurs. Le comité régional CGT avait mentionné le 22 septembre l’ouverture d’une enquête par ce parquet, dénonçant, dans une lettre ouverte à la préfète du Grand-Est, « des méthodes intolérables concernant l’utilisation des saisonniers ». La préfecture de la Marne avait ordonné le 15 septembre la fermeture à Nesle-le-Repons d’hébergements jugés « indignes » et « insalubres » de saisonniers « provenant dans leur grande majorité d’Afrique de l’Ouest ».

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« Ces faits rappellent à quel point les ouvriers agricoles et saisonniers restent vulnérables, et trop souvent sujets d’exploitation au travail, a réagi la Confédération paysanne dans un communiqué le 22 septembre. C’est d’autant plus vrai qu’il s’agit de personnes étrangères et employées par des sociétés de prestation de services internationales ». Le syndicat minoritaire demande un « plan de vigilance et d’amélioration des conditions de travail et de rémunération » pour les saisonniers. La Conf' milite notamment pour « l’inscription dans le code du travail d’une définition spécifique du travail saisonnier en agriculture », des « conditions de logement dignes », une augmentation des rémunérations, l’amélioration des conditions de travail dans les périodes de fortes chaleurs, ainsi que « le contrôle des sociétés de prestation de services internationales ».

Des hébergements jugés « indignes » et « insalubres » de saisonniers