Le gérant d’une entreprise de prestation de services viticoles a été condamné le 28 janvier à trois ans de prison, dont deux fermes, pour avoir hébergé dans des conditions indignes une quarantaine de vendangeurs ukrainiens en Champagne en 2023, rapporte l’AFP. Il a aussi écopé d’une interdiction définitive de gérer des sociétés, et une amende de 350 000 euros a été infligée à son entreprise. Le 8 septembre 2023, s’appuyant sur un rapport de l’inspection du travail éloquent, la préfecture de la Marne avait pris un arrêté ordonnant la fermeture d'un hébergement collectif situé à Mourmelon-le-Petit, commune située entre Reims et Châlons-en-Champagne. L’avocat du mis en cause a regretté une « peine totalement disproportionnée ». Le mis en cause a reconnu avoir fait preuve de négligence : il aurait découvert que les conditions de logement étaient « contraires à la dignité humaine » en allant sur place le jour de l’arrêté préfectoral.
« Pour que ces gens-là ne recommencent pas, ce sont les donneurs d’ordres qu’il faut surtout sensibiliser et condamner conjointement », a réagi José Blanco, secrétaire général de l’intersyndicat CGT Champagne qui pointe aussi la responsabilité des grandes maisons de champagne qui « ont toutes connaissance des coulisses ». En juillet 2025, trois personnes ont été condamnées à de la prison ferme pour avoir exploité et hébergé dans des conditions indignes une cinquantaine de travailleurs, dont des migrants africains sans-papiers, lors des vendanges en Champagne en 2023. Le procès en appel dans ce dossier s’est déroulé les 21 et 22 janvier à Reims. Le ministère public a requis la confirmation des peines prononcées en première instance. La décision sera rendue le 4 mars.
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PG