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Climat : le rythme du réchauffement à 4°C en 2100 inscrit dans la règlementation

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Attendu depuis plusieurs mois, le décret relatif à la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (Tracc) en France a été publié au Journal officiel le 25 janvier, après une consultation publique menée du 5 septembre au 1er octobre 2025. Il est accompagné d’un arrêté qui vient préciser les niveaux de cette trajectoire. Cette trajectoire s’appuie sur les travaux des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France. Pour la France métropolitaine, la Tracc retient une hausse de la température moyenne de 2°C en 2030 par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900), de 2,7°C en 2050 et de 4°C à l’horizon 2100. Pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, le réchauffement attendu est de 1,4°C en 2030, de 1,9°C en 2050 et de 2,7°C en 2100. Pour la Guyane, il est de 1,7°C en 2030, 2,3°C en 2050 et 3,5°C en 2100. Pour La Réunion, respectivement de 1,5°C, 2°C et 2,9°C. Pour Mayotte il est de 1,5°C, 2°C, et 3°C.

Selon les projections climatiques, la France métropolitaine, comme plus généralement l’Europe, devrait continuer à se réchauffer plus rapidement que la moyenne de la planète. Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel, a observé l’observatoire européen Copernicus dans son bilan annuel publié mi-janvier. Inscrite dans le code de l’environnement, la Tracc s’intègre au 3e Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3). Elle vise, d’ici 2030, à systématiquement intégrer l’adaptation climatique à l’ensemble des politiques publiques, dont l’agriculture.

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JJ

La Tracc intégrera l’adaptation climatique aux politiques publiques