Après l’annonce le 2 juin du retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, le secrétaire américain à l’agriculture, Sonny Perdue, s’est félicité de cette décision qui, selon lui, fera économiser des milliards de dollars et des millions d’emplois à l’économie américaine. Plutôt que lutter contre le changement climatique qui, souligne-t-il, existe depuis toujours, mieux vaut pour le secteur agricole s’y adapter. « Nous comptons sur la science […] pour développer de meilleures méthodes de production agricole dans ce climat changeant. Nos programmes doivent être axés sur la recherche de solutions et de technologies de pointe pour améliorer les décisions de gestion sur les terres agricoles et forestières », assure Sonny Perdue. Un point de vue que ne partagent pas forcément les grandes entreprises – qui craignent notamment la mise en place de taxes carbone par les pays qui respectent l’accord de Paris – et collectivités locales aux États-Unis : plus de 1 000 organisations, entreprises et autorités locales américaines se sont dites prêtes, dans une lettre adressée aux Nations unies, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre malgré la décision de Donald Trump.
L’UE espère pouvoir travailler avec ces collectivités locales. « Je suis très optimiste sur l’engagement local aux États-Unis contre le réchauffement climatique, grâce à des centaines de maires et de dirigeants des milieux d’affaires et en dépit du gouvernement fédéral », a réagi le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic.
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Plus de 190 experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) se réunissent, quand même, à Bilbao du 7 au 14 juin pour commencer à travailler sur un nouveau rapport méthodologique visant à mettre à jour les lignes directrices que les pays devront utiliser pour estimer leurs émissions et absorptions de gaz à effet de serre, afin de les aligner sur les nouvelles exigences de l’accord de Paris. Cette réunion lancera la préparation du nouveau rapport 2019 du Giec. Après deux autres réunions en 2018, ces nouvelles lignes directrices devront être finalisées puis adoptées par la réunion plénière du Giec en mai 2019.