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Cognac : plan d’arrachage financé par une surprime

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Le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) a annoncé le 21 janvier l’adoption d’un plan d’arrachage incluant un autofinancement complémentaire à l’aide nationale. Il prévoit « une prime de 6 000 €/ha en complément de la prime nationale FranceAgriMer de 4 000 €/ha aux viticulteurs qui l’auront demandée et obtenue », selon un communiqué. Le dispositif est « porté par la famille de la viticulture », autrement dit une Cotisation volontaire obligatoire (CVO) devra être versée par les producteurs, explique à Agra Presse le président de l’Union générale des viticulteurs pour l’AOC Cognac (UGVC) Anthony Brun. « Cette prime complémentaire filière sera valable uniquement sur les cépages cognac et uniquement pour de l’arrachage définitif », poursuit le communiqué. Rappelons que le guichet FranceAgriMer de 130 M€, annoncé « au plus tard le 6 février », dépend de l’adoption du budget de l’État pour 2026.

La filière cognac, « plombée » par des sanctions antidumping chinoises en riposte à une initiative de l’UE, avait écrit à Bruxelles et Paris pour réclamer une prime d’arrachage « en lien avec le préjudice subi », indiquait l’AFP le 9 octobre. « Cette démarche n’a pu aboutir mais reste d’actualité », nous indique Anthony Brun. Un autre dossier mobilise en effet le ministère de l’Agriculture. Annie Genevard avait rappelé, en annonçant le 25 novembre un « plan national de sortie de crise », avoir demandé à Bruxelles de « mobiliser la réserve de crise européenne, notamment pour financer la distillation de crise des surstocks non marchands ».

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Par ailleurs, le BNIC a voté le 21 janvier la reconduction pour 2026 d’un rendement de 7,65 hl AP/ha (contre 8,64 hl AP/ha en 2024, 10,50 hl AP/ha en 2023 et 14,73 hl AP/ha en 2022), « malgré un contexte de marché qui continue de fortement se dégrader pour la filière dans un environnement géopolitique très incertain ».

La surprime est financée par une CVO viticulteurs