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Comment l’IAHP pourrait toucher les troupeaux bovins européens

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Dans un rapport détaillé, l’Efsa liste comment les vaches laitières européennes pourraient être infectées par le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) touchant les troupeaux laitiers des États-Unis. Outre les oiseaux migrateurs, les échanges commerciaux seraient une porte d’entrée pour le virus.

Comment le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 (lignée eurasienne oie/Guangdong clade 2.3.4.4b génotype B3.13) pourrait-il toucher les troupeaux bovins européens ? À cette question, posée par la Commission européenne fin 2024, l’Efsa a répondu en listant toutes les voies possibles de propagation de ce virus présent dans les troupeaux de vaches laitières américains.

Première voie possible : les migrations d’oiseaux sauvages porteurs du virus. Chaque année, les oiseaux d’Amérique du Nord se retrouvent au contact des oiseaux d’Europe qu’ils peuvent contaminer, ces derniers prenant ensuite la direction du sud et pouvant entrer éventuellement en contact avec des vaches laitières. « Les principales zones de halte migratoire européennes où se concentrent de grandes populations d’oiseaux, telles que l’Islande, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’ouest de la Scandinavie et les grandes zones humides comme la mer des Wadden sur les côtes néerlandaises, danoises et allemandes, seraient des lieux propices à la détection précoce du virus pendant la migration saisonnière des oiseaux sauvages », note le rapport.

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Au-delà des oiseaux migrateurs, l’autre voie possible de contamination est les échanges commerciaux entre les deux rives de l’Atlantique nord. L’Efsa liste tous les produits représentant une source potentielle d’infection et qui sont importés habituellement en Europe, évaluant à chaque fois le risque de contamination en fonction des volumes et de l’état des connaissances.

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La liste comprend les bovins vivants (pas d’importations en 2023 et 2024), la viande bovine fraîche (20 000 tonnes importées par an), les produits au lait cru (999 tonnes importées entre 2023 et 2025 de « plusieurs produits laitiers susceptibles de ne pas avoir subi de traitement thermique suffisant »), les semences bovines (242 488 doses, poids total : 84 740 kg importées entre 2023 et 2025), les ovocytes et embryons bovins (aucune importation entre 2023 et 2025), le sérum de veau fœtal (aucune importation entre 2023 et 2025) et la viande de volaille (38 et 1421 kg ont été importés en 2023 et 2024).

L’Efsa se limite aujourd’hui dans ce rapport à lister les voies potentielles d’introduction du virus. Elle souligne « la nécessité de recherche, de surveillance et de préparation intersectorielle ». Fin 2025, dans un prochain rapport, elle évaluera l’impact potentiel de l’introduction de ce génotype de l’IAHP en Europe et recommandera des mesures pour empêcher sa propagation.

Fin 2025, l’Efsa recommandera des mesures pour empêcher la propagation de l’IAHP