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Commerce international : les stratégies de l’UE pour la durabilité jugées insuffisantes

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Pour gérer les effets environnementaux et sociaux de ses importations, l’UE doit mettre en place des politiques d’échanges allant « au-delà des réglementations et des normes commerciales », selon une étude publiée le 4 avril dans la revue One Earth. Les scientifiques appellent l’UE à s’engager de façon proactive avec des pays partenaires pour gérer ces effets indirects. En analysant les relations commerciales agroalimentaires de l’UE, les chercheurs ont pu identifier des produits et des pays à prioriser. En sont ressortis, l’huile de palme et le caoutchouc pour les pays d’Asie de l’Est et le soja pour les pays du Mercosur. Des plus petits pays, comme certains d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique spécialisés dans le sucre ont aussi été cités. Ces plus petits pays sont des partenaires commerciaux que l’UE peut aider à « évoluer vers des systèmes agroalimentaires durables, plus équitables et plus justes », selon les scientifiques.

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L’étude se base sur le poids des échanges entre l’UE et ses partenaires commerciaux. Cela permet d’identifier « les produits et les régions ayant des parts de marché élevées, offrant un potentiel à l’UE pour établir et soutenir des formes de production durables ». Pour les chercheurs, le Pacte vert et la stratégie « De la ferme à la table » montrent que l’UE est consciente des effets de ses importations. Néanmoins, elle doit encore mettre en place des politiques plus concrètes pour atteindre ces objectifs. Aussi, la « Cohérence des politiques pour le développement » – qui vise à minimiser les contradictions et à créer des synergies entre les différentes politiques de l’UE – n’est pas suffisamment appliquée d’après les scientifiques. Ils convient l’UE à revoir cet engagement pour par exemple aboutir à des politiques plus sensibles aux besoins des producteurs vulnérables.