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Commission européenne : la compétitivité agricole au cœur du programme

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Le sommet européen a permis aux Vingt-Sept de définir les lignes directrices du prochain mandat dont la compétitivité de l’agriculture devrait être un des maîtres-mots alors que la notion de réciprocité n’est plus mentionnée. Au-delà du programme, ils ont aussi choisi les personnalités pour incarner la future législature.

Les Vingt-sept ont adopté lors du Conseil européen du 27 juin l’agenda stratégique 2024-2029, qui fixe les grandes priorités de l’UE pour les cinq prochaines années. L’agriculture y est directement mentionnée puisque l’UE s’engage à promouvoir « un secteur agricole compétitif, durable et résilient, qui continue d’assurer la sécurité alimentaire ». La problématique de la compétitivité semble donc être la notion qui sera au cœur de l’action du futur exécutif européen. En témoigne la volonté de voir la position des agriculteurs se renforcer au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire mais aussi la mention dans le texte de la défense « de communautés rurales dynamiques ». Ces éléments participent à un clair changement de langage par rapport au même programme cinq ans en arrière.

Lire aussi : Commission européenne : Ursula von der Leyen promet une UE plus verte, plus transparente et ouverte au commerce

En 2019, l’agenda stratégique visait à « promouvoir une agriculture durable », matérialisée par la présentation du Green Deal et de la stratégie De la ferme à la table. Depuis, la crise agricole du début de l’année 2024 et la remise en cause d’une partie du Green Deal sont passées par là. Autre changement notable : en matière de commerce international, le document évoque dorénavant une politique « ambitieuse, solide, ouverte et durable » afin de conclure « des accords commerciaux équitables ». La notion de réciprocité, centrale dans le discours des partisans des mesures miroirs, n’y est donc plus explicitement mentionnée contrairement à 2019.

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Postes clés

Si les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont adopté les lignes directrices de la mandature à suivre, le Sommet européen a surtout été l’occasion de valider le choix des principaux postes clés de l’UE. Comme annoncé, Ursula von der Leyen (PPE, droite) est proposée pour un second mandat à la tête de la Commission européenne et l’Estonienne Kaja Kallas (Renew, centre) pour la fonction de haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Les États membres ont également élu le Portugais Antonio Costa (S & D, socialiste) comme président du Conseil européen pour la période allant du 1er décembre 2024 au 31 mai 2027. En amont de la réunion, Emmanuel Macron a fait part de son souhait de voir Thierry Breton, actuel commissaire au Marché intérieur, obtenir à nouveau un poste au sein du prochain Collège des commissaires alors que de son côté, l’Irlande a choisi son actuel ministre des Finances, Michael McGrath, comme candidat. Adoubée par les États membres, Ursula von der Leyen doit à présent obtenir une majorité au Parlement européen pour entamer son second mandat.