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Organisation internationale de la vigne et du vin Concurrence mondiale exacerbée sur la prochaine campagne

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La production mondiale de vin devrait atteindre un niveau important en 2004, probablement le plus élevé depuis 1992, selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Même si la consommation mondiale maintient sa tendance à la hausse, le différentiel entre les volumes produits et consommés est estimé à plus de 50 millions d’hl. La campagne 2004/2005 devrait connaître une situation de concurrence exacerbée qui pourrait tirer les prix à la baisse.

La production mondiale de vin, selon les dernières estimations, devrait cette année se situer entre 279,4 et 294,3 millions d’hl (286,9 millions d’hl en milieu de fourchette), a établi le comité scientifique et technique de l’OIV le 22 octobre à l’occasion de son assemblée générale extraordinaire. « C’est la production attendue la plus élevée depuis 1992 au plan mondial (296 millions d’hl à l’époque, alors que le vignoble a perdu 400 mha depuis cette date) », précise l’OIV.

La production communautaire à 25 devrait faire un bond (hausse variant entre 6,7% et 12,4%), « pour atteindre un niveau de 178,2 millions d’hl (+12,7% par rapport à 2003 en milieu de fourchette d’estimation) dont 171,1 pour l’UE à 15 », selon l’OIV. Dans l’hémisphère sud et aux Etats-Unis, les vignobles plantés à la fin des années quatre-vingt-dix sont en plein rendement.

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La consommation mondiale, si elle suit la tendance amorcée depuis 1995 (très légère progression), devrait mener à un écart avec la production de l’ordre de 52 à 63 millions d’hl (en tenant compte des usages industriels), en nette hausse par rapport à 2003.

De ce fait, pendant la campagne 2004/2005, « la concurrence par les prix qui a de fortes probabilités de voir le jour sur certains marchés de destination, avantagera les pays à taux de change favorables, au premier rang desquels l’Argentine », pronostique l’OIV. Mais les Etats-Unis devraient aussi en bénéficier et l’Italie, qui retrouve un volume de production habituel, « devrait renforcer le caractère concurrentiel du marché mondial », selon l’organisation.