À la suite du 28e congrès de la Confédération paysanne, du 15 au 17 avril à Langres (Haute-Marne), le comité national élu compte « 64 membres, dont près de 44 % de paysannes », et il élira le secrétariat national en son sein les 14 et 15 mai, dont un nouveau porte-parole, apprend-on sur le site du syndicat. Plus de 300 confédérés ont adopté à l’unanimité le rapport d’orientation fixant la ligne pour les deux prochaines années, ainsi que onze motions incluant : une demande de « révision de la répartition du Posei » (Outre-mer) pour que « tous les paysans cotisant à la MSA y accèdent, en priorité celles et ceux qui diversifient leurs productions et contribuent à l’autonomie alimentaire locale » ; un appel à « poursuivre le travail engagé » pour « la place des femmes dans le monde agricole » et « contre les violences sexistes et sexuelles » ; un soutien à « la mobilisation contre le projet TGV Lyon-Turin qui va détruire plus de 1 500 ha de terres agricoles ».
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Dans son rapport d’orientation, le syndicat réaffirme sa volonté de défendre l’élevage (face aux difficultés sanitaires, climatiques, de renouvellement des générations, d’accès aux abattoirs…), d’obtenir « des prix minimums garantis, notamment lors des discussions à venir sur l’Organisation commune des marchés agricoles » (au niveau européen) ou encore de « faire évoluer la Pac ». Il critique aussi Egalim, jugé inefficace. Pour rappel, l’actuelle porte-parole est Laurence Marandola. Elle ne sera pas membre de la prochaine équipe du secrétariat national, a indiqué à Agra Presse le syndicat, qui limite à cinq le nombre de mandats au comité national, « soit dix ans de mandat au total ». Cette agricultrice et éleveuse de lamas en Ariège aura été la première femme à exercer seule le poste de porte-parole, qu’elle occupait depuis 2023.