Les préoccupations environnementales sont un sujet prioritaire lors du congrès de VinIGP, la Confédération des vins IGP (Indication géographique protégée), le 13 juin à Lourmarin dans le Vaucluse. Après un bilan des dix années d’existence de la reconnaissance en indication géographique protégée pour les vins, le congrès abordera ces enjeux : « La pression sur les sujets environnementaux est devenue de plus en plus sensible de la part des pouvoirs publics », constate la confédération. L’exigence à terme de se conformer aux dispositions d’une certification environnementale est un des défis du secteur, qui sera un point central du congrès, annonce-t-elle. Jean-Louis Piton, président de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) et vigneron en Lubéron, apportera des réponses. Deux intervenants, l’un venant d’Espagne et l’autre d’Italie, exposeront ce qu’il en est des questions environnementales dans leurs pays.
Face aux limitations croissantes d’utilisation des fongicides et face à des accidents climatiques récurrents aux ampleurs de plus en plus importantes, « l’adaptation variétale est une voie porteuse dans laquelle se sont engagées les IGP françaises ». Un atout des cahiers des charges des vins IGP est de pouvoir intégrer de nouveaux cépages de façon souple, ce que ne peuvent pas faire aussi facilement les AOC viticoles.
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Enfin, le congrès posera la question de la nécessaire adaptation qualitative pour « mieux valoriser nos IGP en répondant aux attentes des consommateurs » : « Que nous enseigne l’analyse tendancielle à long terme des modes de consommation ? ». Ce thème est lié lui aussi à l’adaptation variétale, à l’heure où nombre de consommateurs qui connaissent bien les cépages internationaux (cabernet-sauvignon, merlot, pinot noir, chardonnay, riesling), etc., recherchent des cépages originaux : autochtones, oubliés ou nouveaux.
« L’adaptation variétale est une voie porteuse dans laquelle se sont engagées les IGP françaises »