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Conseil Agriculture : les réponses à la crise au menu

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Les ministres de l’Agriculture de l’UE se retrouvent le 26 mars à Bruxelles pour une fois encore se pencher sur la situation des marchés agricoles et les réponses à apporter aux agriculteurs. Ils examineront le paquet de propositions soumis par la Commission européenne le 15 mars qui comprend une révision du règlement sur les plans stratégiques de la Pac et un document de travail sur les moyens fixant un calendrier de travail pour renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Les Vingt-sept débattront également de la question des importations de céréales ukrainiennes. Autres sujets à l’agenda : le bien-être animal, le règlement sur la déforestation importée ou encore les NBT.

- Pac et relations commerciales

Les ministres de l’Agriculture de l’UE devraient, lors de leur réunion, valider la proposition de la Commission européenne de rouvrir le règlement des plans stratégiques de la Pac de manière ciblée afin d’alléger les exigences environnementales de la conditionnalité. L’objectif est d’adopter ces mesures le plus rapidement possible sans aucun amendement. Les Vingt-sept auront aussi une première discussion sur la base du document de travail soumis par Bruxelles pour renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement. Celui-ci propose notamment le lancement d’un observatoire européen des prix et des marges, une révision du règlement OCM pour renforcer les organisations de producteurs et, à plus long terme, des mesures pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales.

Lire aussi : Simplification Pac : une adoption à marche forcée

- Marchés agricoles : l’Ukraine toujours au cœur des discussions

Le traditionnel débat sur la situation des marchés agricoles de l’UE devrait une nouvelle fois se focaliser sur le sujet ukrainien. À ce titre, la présence du ministre ukrainien de l’Agriculture, Mykola Solskyi, lors de la réunion a été confirmée. Celui-ci s’adressera d’ailleurs aux États membres avant le début du débat. Les ministres devraient notamment revenir sur la proposition de prolongation des mesures commerciales autonomes pour l’Ukraine. Le délicat équilibre entre la nécessité de soutenir l’Ukraine et les garanties adéquates à apporter aux agriculteurs de l’UE devrait être au cœur des échanges. En parallèle, la question des importations agricoles, notamment de céréales, en provenance de Russie et de Biélorussie devrait aussi être abordée. À l’occasion de la réunion préparatoire du Comité spécial agriculture (CSA) du 18 mars, certaines délégations ont indiqué qu’elles accueilleraient favorablement des restrictions sur l’importation de produits agricoles en provenance de ces pays. La Commission européenne étudie actuellement cette possibilité.

Au-delà du sujet lié à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les ministres de l’Agriculture de l’UE devraient également souligner l’impact négatif des coûts élevés des intrants, les événements météorologiques extrêmes et l’utilisation de la réserve de crise.

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- Divers

Parmi les autres sujets qui seront traités en points divers, la présidence belge du Conseil présentera les résultats de plusieurs événements qu’elle a organisés sur l’avenir de l’agriculture et de la Pac ainsi que sur les questions de bien-être animal. La France demandera le soutien du Conseil pour la nomination d’Emmanuelle Soubeyran en tant que nouvelle directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale pour la période 2024-2029.

La délégation autrichienne alertera les autres États membres sur les défis que pose la mise en œuvre du règlement sur la déforestation importée pour les entreprises agricoles et forestières européennes.

Enfin, l’Espagne insistera une nouvelle fois pour finaliser les discussions sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT). Un dossier qui, compte tenu du temps qu’il reste avant les élections européennes, ne pourra de toute façon pas être bouclé sous la mandature actuelle.