Dans une note que FranceAgriMer vient de mettre en ligne, l’établissement public constate une remontée des quantités achetées à domicile par les ménages au cours des quatre premiers mois de 2025, après trois années de déconsommation. On y voit que les achats de produits frais traditionnels (PFT) (à la coupe ou à poids variable) de janvier à avril 2025 sont supérieurs de 4 % aux achats de la même période en 2024. Quant aux produits de grande consommation (PGC) alimentaires, le nombre d’articles est en hausse de 3 %.
Dans le détail, les volumes de PTF de 2025 restent inférieurs aux moyennes des années 2018 et 2019 d’avant-covid, sauf pour les légumes (100 %) et la volaille (104 %). Les fromages emballés par le distributeur restent particulièrement à la traîne (75 %), leurs ventes n’ayant pas augmenté en ce début 2025. Les charcuteries (rayon traditionnel) poursuivent leur chute, tombant à 84 % de leur volume de 2018-2019. Les fromages et les charcuteries préemballés progressent franchement mieux qu’au rayon traditionnel, après la chute de 2022 et deux ans de stagnation. En libre-service ils atteignent respectivement 112 % et 109 % de leurs niveaux de 2018-2019.
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Isabelle Senan, responsable des études à la FCD (distributeurs), observe pour sa part, au vu d’autres sources (NielsenIQ, Circana, et aussi Insee), « quelques signes de redressement » de la consommation alimentaire. Elle convient d’un bon mois d’avril en soulignant que la météo a été globalement favorable ainsi que le décalage de Pâques par rapport à 2024. Le mois de mai a aussi bénéficié de la météo clémente selon Circana, au profit notamment des produits frais non laitiers en libre-service, de l’épicerie sucrée, des boissons et de la crémerie.