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Côtes-du-Rhône : le nouveau président de l’ODG appelle à « ne pas oublier le rouge »

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Lors d’une conférence de presse le 12 mars, le nouveau président du syndicat des côtes-du-Rhône (ODG) Damien Gilles a appelé à « ne pas oublier » le rouge, première couleur produite dans l’appellation et celle qui subit la pire baisse de consommation. La feuille de route 2023-2026 qu’il a présentée à cette occasion prévoit de « travailler l’innovation ». Un travail a démarré pour « identifier les profils » de rouges répondant aux attentes des consommateurs, notamment autour de « vins de copains, fruités, où on cherche un côté perlant », selon le secrétaire général Philippe Faure. Des produits plus adaptés à la demande, sachant qu’« on consomme de plus en plus debout plutôt qu’assis », résume l’élu. Ce travail a déjà été mené pour les vins blancs (6 % des volumes) et les vins rosés (7 %), qui ont été ciblés « en priorité » dans le cadre de la stratégie d’Inter Rhône (interprofession), car « les marchés se développent ».

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Ce virage pourra aussi passer par des vins « no/low » (sans ou avec peu d’alcool), que la filière teste dès cette année. Désalcoolisation, changement de cépages, de pratiques viticoles ou œnologiques, « on ne doit rien s’interdire », estime Damien Gilles, récemment élu. Avec 9 % des vins rouges vendus en grandes surfaces en France, les côtes-du-Rhône se disent « leaders » sur ce débouché.

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L’ODG entend aussi « simplifier » le cahier des charges de l’appellation face « au bouleversement climatique et au changement sociétal », explique Philippe Faure. « On est en train d’exhumer des cépages exclus il y a vingt ou trente ans car ils ne produisaient pas assez d’alcool. » Plus largement, la feuille de route du syndicat comprend cinq axes : potentiel de production, accompagnement des adhérents, diversification et innovation, environnement, communication en France et à l’export.

« No/low », cépages, pratiques œnologiques : « On ne doit rien s’interdire »