Réunis en conseil d’administration le 11 septembre, les différents collèges du CNPO (interprofession des œufs) ont délibéré sans succès sur un nouveau projet de financement de l’ovosexage des poussins femelles, selon la mécanique de l’accord étendu en décembre 2022, ce qu’a confirmé la CFA (aviculteurs, FNSEA) dans un communiqué diffusé le 16 septembre : « L’arrêt de l’élimination des poussins mâles en danger », y alerte le syndicat. Une nouvelle estimation par FranceAgriMer pour le CNPO établit à 0,88 € le coût de sélection dans l’œuf des futures poules, contre 0,95 € précédemment. D’où une cotisation revue à la baisse pour la grande distribution : 0,49 € pour 100 œufs contre 0,59 € aujourd’hui.
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« Malgré cette transparence que la grande distribution demandait, la FCD et la FCA (les deux branches de la GMS, NDLR) ne veulent plus être les seuls collecteurs de la cotisation [auprès du consommateur] et souhaitent que le coût de l’ovosexage soit intégré au coût de production de l’œuf », déplorait la semaine passée Patrice Sort, responsable Négoce œufs de Le Gouessant et administrateur au CNPO. « Les transformateurs d’œufs sont soumis à la concurrence des pays où, hormis en Allemagne, l’ovosexage n’est pas obligatoire, et l’amont n’a pas les moyens d’avancer le coût », plaide le professionnel, ajoutant que leurs ingrédients sont présents dans des produits alimentaires distribués en GMS. « Nos couvoirs ont fait de gros investissements, on ne peut plus revenir en arrière. Si on commence à importer des poulettes non ovosexées, le secteur pourrait être touché », s’est agacé le vice-président de l’UGPVB (OP viandes et œufs de Bretagne) Eric Guelaff, d’après le journal Les Marchés.