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Covid-19 : le secteur de la viande de volaille privé d’aides au stockage privé

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L’eurodéputée Anna-Michelle Asimakopoulou (PPE, Grèce) a posé deux questions à la Commission européenne au sujet des aides au secteur de la viande de volaille dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus. D’une part, elle veut savoir pourquoi le secteur de la viande de volaille n'a pas été inclus avec d'autres secteurs de la viande, tels que les viandes bovine, ovine et caprine, dans le train de mesures de soutien de l’UE annoncé le 22 avril. D’autre part, elle s’étonne qu’au moment où les producteurs de viande de volaille de l'UE sont censés réduire leur production, les importations en provenance des pays tiers se poursuivent sans restrictions.

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Commission européenne
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Dans sa réponse, la Commission européenne explique que dans le contexte de la pandémie du Covid-19, des mesures de soutien ont été effectivement décidées pour la viande bovine, ovine et caprine sous la forme d'aides au stockage privé. Elle confirme que ce train de mesures de soutien n'incluait pas le secteur de la volaille car « celui-ci ne fait pas partie du filet de sécurité standard qui peut être activé rapidement par un règlement d'application dans le cadre du règlement 1308/2013 sur l'organisation commune des marchés. Plus concrètement, elle précise que « la nature du secteur de la viande de volaille, en particulier le cycle de production court, ne favorise pas une mesure de stockage privé ». En ce qui concerne les importations de viande de volaille de pays tiers, la Commission explique que la pandémie du Covid-19 « ne justifie pas de restreindre le commerce des denrées alimentaires. La Commission ne peut pas ajuster les importations sans violer les obligations internationales de l'Union en termes de droits de douane ou de contingents tarifaires (dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce ou d'accords commerciaux spécifiques) ». Elle précise que « le respect des engagements internationaux est également important pour protéger les intérêts à l'exportation du secteur agroalimentaire de l'UE, qui continue d'enregistrer un excédent commercial, y compris pour la viande de volaille en termes de volume ». Selon elle, il est essentiel de maintenir la fluidité des échanges commerciaux pour rétablir et maintenir la stabilité économique et l'approvisionnement alimentaire.