Des viticulteurs français ont déposé plus de 5 400 demandes d'aide à l'arrachage de vignes pour résorber la surproduction, soit une surface de près de 27 500 hectares, a annoncé le 13 novembre l'établissement public FranceAgriMer. Début octobre, la Commission européenne avait approuvé jusqu'à 120 M€ de subventions de l'Etat français pour « soutenir les viticulteurs dans le contexte de la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine ». « Au terme de la période de dépôts des dossiers par les exploitants via la plateforme de télédéclaration, 5 418 demandes ont été déposées, portant sur l'arrachage de 27 461 hectares de vignes », a révélé FranceAgriMer dans un communiqué. Le total des aides demandées « se monte à 109,8 millions d'euros », inférieur donc au budget initial, selon la même source. Des idées émergent sur l’utilisation du reliquat. Lors de son audition le 6 novembre au Sénat, Annie Genevard voyait d’un bon œil la proposition d’un « fonds d’accompagnement à la restructuration des coopératives », notamment viticoles, qui lui a été soumise par Franck Montaugé (socialiste, Gers).
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Rappelons que l’ancien ministre Marc Fesneau avait annoncé le 31 janvier 150 M€ d’aides à l’arrachage en réponse à la crise viticole. La guerre en Ukraine a affecté les viticulteurs français en raison notamment de la pénurie des bouteilles en verre fabriquées par des usines ukrainiennes qui ont fermé, l'augmentation des coûts de la production et des perturbations des chaînes d'approvisionnement. Ces éléments se sont ajoutés dans certains bassins de production viticole au désamour croissant pour le vin rouge, aux difficultés d'exportation vers la Chine et les États-Unis, au Covid-19 et à l'inflation. La France, qui compte parmi les grands producteurs mondiaux de vin (36,9 millions d’hectolitres en 2024), connaît ainsi un déséquilibre entre l'offre et la demande.