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Crise viticole : la France soumet à Bruxelles un plan d’arrachage définitif de 120 M€

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Le gouvernement a soumis le 18 septembre à l’approbation de Bruxelles une campagne d’arrachage de vignes pour résorber la surproduction de vin, financée par une enveloppe de 120 M€. « La France a notifié ce jour à la Commission un dispositif de réduction définitive du potentiel viticole », annonce le ministère de l’Agriculture, qualifiant ce plan de « premier volet de réponses aux difficultés structurelles rencontrées par le secteur ». Le dispositif vise l’arrachage de vignes afin de pérenniser l’activité des exploitations, avec « un montant pouvant atteindre 4 000 €/ha, pour une enveloppe prévisionnelle de 120 M€ », selon le communiqué. Ce montant permettrait donc de compenser l’arrachage d’au moins 30 000 ha (sur un vignoble d’environ 800 000 ha).

Fin janvier, un budget de 150 M€ sur deux ans, pouvant concerner « jusqu’à 100 000 ha », avait été évoqué par Marc Fesneau. Au même moment, le gouvernement portait à 80 M€ le « fonds d’urgence » pour les viticulteurs des régions « en crise », du Bordelais au sud de la vallée du Rhône. Le plan d’arrachage serait octroyé « pour les agriculteurs qui abandonnent, sur les surfaces ainsi arrachées, la production d’autorisation de replantation, et qui renoncent également à mobiliser ou à demander, pendant les six campagnes viticoles 2024 à 2029 incluses, des autorisations de plantations nouvelles ».

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Entre le désamour croissant pour le vin rouge, les difficultés d’exportation vers la Chine et les États-Unis, le Covid et l’inflation, les difficultés économiques se sont empilées dans certains bassins de production viticole. Pour le Bordelais, premier vignoble AOC de France avec 103 000 ha, la Commission européenne a déjà validé en novembre 2023 un plan d’arrachage « sanitaire » de 8 000 ha, pouvant compter 1 500 ha supplémentaires d’ici l’hiver prochain.

Quelque 30 000 ha concernés sur un vignoble de 800 000 ha