À l’occasion d’une table ronde organisée par le cabinet de conseil Apexagri le 20 mai, la responsable Développement filières matières de Louis Vuitton (groupe LVMH), Guilaine Ipert, a indiqué que la marque de sacs de luxe planchait actuellement sur une démarche d’« élevage régénératif », avec pour ambition de l’appliquer à l’ensemble de son approvisionnement en cuir. Le projet a commencé il y a trois ans, par un état des lieux des pratiques des fournisseurs dans le monde entier. Une définition a été produite et validée par des experts externes. « Contrairement à l’agriculture régénérative, il n’existait pas de définition, donc nous avons créé notre propre grille, en ajoutant par exemple des éléments liés à l’alimentation animale et au bien-être animal », a-t-elle expliqué.
Sur cette base, 200 fermes ont été auditées pour mesurer les efforts à réaliser, et des discussions débutent avec les fournisseurs pour faire évoluer les pratiques. Les changements seront très différents selon les pays et types d’élevage : bien-être animal en veau de boucherie, couverts végétaux et lutte contre la déforestation pour l’alimentation animale. La marque Louis Vuitton ne communique pas sur les mètres carrés de cuir qu’elle achète chaque année ; ils représentent plusieurs dizaines de milliers d’animaux, indique seulement Guilaine Ipert. L’approvisionnement est majoritairement originaire d’Europe, dont une partie de France.
La Commission européenne a présenté le 4 mai, une nouvelle série de simplifications du très contesté règlement pour lutter contre la déforestation. Dans son projet d’acte délégué révisant le champ d’application, Bruxelles propose l’exclusion de quelques produits, en particulier du cuir.
MR