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De nombreux producteurs laissent les fruits sur les arbres

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De nombreux producteurs laissent les fruits sur les arbres, a indiqué le député Bernard Reynès (Bouches-du-Rhône, UMP), lors de l’audition de Bruno Le Maire le 2 septembre. Cela s’applique en l’occurrence aux pommes de sa région (il est le maire de Châteaurenard), les producteurs n’ayant pas fini d’écouler la récolte 2008 : le marché algérien est fermé pour raisons diplomatiques et le marché russe est fermé pour raisons financières.
Mais cela concerne d’autres produits, comme la tomate, et d’autres régions. « Produire un kilo de tomates coûte entre 70 à 80 centimes, et le prix de vente est de 30 à 40 centimes. Dans ces conditions, quand le producteur voit que ça ne remonte pas, il arrête », témoigne Bernard Urban, directeur d’une coopérative à Clairac (Lot-et-Garonne), estimant que 15 à 20% des tomates cultivées en abri froid pourraient ne pas être ramassées dans le département.
Dans le Tarn-et-Garonne, « des productions de prunes ou melons ne sont pas ramassées, en raison des prix trop bas pratiqués », selon Yvon Sarraute, premier vice-président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF). « Si l’on ne ramasse pas 10% de la production, cela fera 5 000 saisonniers en moins » en septembre, précise-t-il.

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