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Début d’année encourageant pour la filière laitière caprine

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Les volumes et les prix du lait sont orientés à la hausse actuellement, dans le sillage de 2025. Mais les prévisions sont difficiles à établir pour le reste de l’année en raison de plusieurs facteurs.

Les deux premiers mois de l’année 2026 se caractérisent par une forte progression de la collecte de lait de chèvre en France, selon le dossier annuel caprins publié par l’Idele. Des fourrages de bonne qualité et un nombre important de chevrettes nées en novembre expliquent cette hausse. « La suite dépendra de la météo et de la qualité des fourrages récoltés au printemps », constate l’Idele. Pour ce qui est des prix du lait, ils sont stables début 2026. Les revenus des éleveurs pourraient varier en fonction des gains techniques qui restent possibles. Restent les inconnues sanitaires (maladies vectorielles) qui pourraient venir perturber un début d’année positif.

L’Idele reste prudente sur les tendances du marché des produits finis. La demande intérieure de fromage qui s’est maintenue en 2025 pourrait se poursuivre en 2026. Et les tarifs obtenus lors des négociations commerciales pourraient être rapidement revus en raison des conséquences potentielles du conflit au Moyen Orient sur les prix de l’énergie et des emballages. Pour ce qui est spécifiquement de la restauration hors domicile, les difficultés économiques de la restauration à table pénalisent les fromages de chèvre, plus chers que ceux au lait de vache, note l’Idele.

Fourrages abondants et de qualité

La collecte de lait de chèvre en France en 2025 a été stable par rapport à 2024, à 497 millions de litres (-0,5 %). « Au premier semestre, les livraisons ont été en fort retrait, en particulier jusqu’en avril. Puis elles se sont stabilisées avant de connaître un second semestre très dynamique », indique l’Idele. La principale explication réside dans la qualité et la quantité de fourrages. Le prix payé du lait a connu une légère hausse à +0,8 % par rapport à 2024 sous l’effet de la hausse du prix de base principalement et des taux de matière protéique. Il s’est élevé à 920 €/1 000 l en 2025, soit +8 € par rapport à 2024 et + 95 € par rapport à 2022. « L’évolution des prix s’insère dans une dynamique haussière amorcée depuis novembre 2019, soutenue par la mise en œuvre des lois Egalim », souligne l’Idele.

Pour ce qui concerne la filière biologique, les livraisons de lait sont en recul assez net, de 2 % par rapport à 2024, à cause d’une baisse du nombre de livreurs et de fourrages de mauvaise qualité. Le prix du lait bio a progressé moins vite que le prix du lait conventionnel. La reprise progressive du marché des produits bio en 2025 a permis de ralentir le rythme du recul du nombre de livreurs et de la collecte par rapport à 2024 qui était à -11 % en 2023 pour chacun.

CB

La collecte de lait de chèvre a été stable en 2025, à 497 Ml