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Déforestation importée : les discussions entre les Vingt-sept sur de bons rails

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Les ministres de l’Environnement de l’UE réunis le 21 juin à Amiens pour un conseil informel sous présidence française du Conseil ont soutenu les ambitions de Paris pour « avancer vite » sur la proposition de règlement qui vise à réduire au minimum le risque de déforestation et de dégradation des forêts associé aux produits mis sur le marché de l’UE. La ministre française Barbara Pompili, présidente en exercice du Conseil Environnement, s’est félicitée du large consensus qui s’est dégagé. Elle estime que les ministres pourraient même s’entendre sur une extension du champ d’application du règlement au caoutchouc, par exemple, et à des écosystèmes autres que forestiers (savanes, zones humides…) comme le souhaitent des ONG et certains au Parlement européen. Le règlement sur la lutte contre la déforestation importée, qui a été proposé au mois de novembre par Bruxelles, vise à interdire l’importation de six produits : le bœuf, le soja, le bois, l’huile de palme, le cacao et le café. La responsabilité des contrôles serait confiée aux entreprises importatrices.

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« Nous ne pouvons pas avoir des règles au niveau européen et continuer, par nos modes de fonctionnement, à alimenter la déforestation en Amazonie ou dans les grandes forêts primaires d’Asie », a commenté Barbara Pompili, qui s’est dite « raisonnablement optimiste » quant à la possibilité d’aboutir à une position commune avant la fin de la présidence française du Conseil. Le commissaire européen à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, s’est, lui aussi, réjoui du large appui à la proposition, « avec des nuances » selon les délégations, a-t-il toutefois souligné.

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Le travail au Conseil sur ce texte est pour l’instant mené au sein d’un groupe ad hoc chargé de préparer les discussions au niveau technique en impliquant l’agriculture et le commerce. Les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept auront un échange de vues sur le dossier lors de leur réunion des 21 et 22 février puis leurs collègues en charge de l’Environnement s’y pencheront lors de leur réunion du 28 juin avec l’objectif d’adopter des conclusions politiques sur le dossier.