Le Parlement européen s’est prononcé le 13 novembre, pour examiner selon une procédure d’urgence la proposition de la Commission européenne de simplification du règlement pour lutter contre la déforestation. Bruxelles y propose de réduire les obligations des micro et petites entreprises de transformation originaires de pays à faible risque, ainsi que des opérateurs et des négociants qui commercialisent les produits concernés (café, cacao, huile de palme, soja, bétail, caoutchouc et bois) une fois qu’ils sont arrivés sur le marché de l’UE. Les eurodéputés se prononceront sur le fond du dossier lors de la session plénière qui se tiendra du 24 au 27 novembre à Strasbourg. Ils pourraient alors aller plus loin en demandant le report d’une année supplémentaire du texte. Les groupes politiques de droite au Parlement (PPE, ECR, PfE et ENS) y sont favorables estimant que les opérateurs ne sont pas prêts, que le dispositif de géolocalisation pose problème et que la quantité de déclarations à traiter reste trop importante. Du côté des États membres, une position similaire pourrait être adoptée. La présidence danoise du Conseil de l’UE a présenté, le 12 novembre, un texte de compromis, qui maintient les mesures de simplification de la Commission européenne tout en reportant d’un an sa date de mise en œuvre.
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