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Etude Des pistes pour réduire le gaspillage alimentaire

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Le gaspillage alimentaire dans la restauration collective (écoles, hôpitaux, entreprises, etc.) a un coût non négligeable et représente près de 15% des coûts d'achat des aliments, selon une étude publiée le 21 septembre par l'Ademe. Alors que 540 000 tonnes de nourriture sont jetées chaque année dans la restauration collective, cette étude, réalisée dans douze établissements de la région Rhône-Alpes conclut que 17% des aliments achetés sont jetés, représentant 14% de leur coût d'achat. "Pour un hôpital qui sert 1 700 repas par jour, tous les jours de l'année, la facture (...) se monte à près de 193 000 euros par an", a ainsi calculé l'Ademe.

Dans le détail, les pertes et gaspillage d'aliments représentent un coût de 0,27 euro par repas, et même 0,68 euro en prenant en compte la gestion des déchets issus de ce gaspillage, l'énergie consommée pour préparer les plats, etc., détaille l'Ademe. Les légumes et les viandes, poissons et œufs sont les catégories d'aliments les plus jetées, représentant 60% des quantités 70% des coûts perdus.

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Alors que l’étude montre aussi que la lutte contre le gaspillage alimentaire peut être une source d'économies pour les établissements concernés, l’Ademe lance quelques pistes tel qu’un meilleur calibrage des portions distribuées, ainsi que des actions sur la préparation ou la présentation des plats. Les économies réalisées permettraient aussi d'améliorer la qualité des près de 3 milliards de repas servis chaque année dans la restauration collective. L'Ademe cite l'exemple du conseil départemental de l'Isère qui a réduit d'un tiers le gaspillage dans ses 96 collèges, réalisant une économie de 1 million d'euros par an, réinvestis dans des produits de meilleure qualité.