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Le tribunal de commerce de Quimper examinait le 21 novembre les offres de reprise partielle concernant quatre sites secondaires du groupe volailler Doux. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 27 novembre. Le groupe proposait la mise en vente de quatre sites : Châteaulin (farine animale), Pluguffan (aliment pour volaille) et Kergonan (viande séparée mécaniquement et congélation), près de Quimper, ainsi que le laboratoire Transal à La Vraie-Croix (Morbihan). Selon Jean-Pierre Guillart, délégué central CFDT, les administrateurs judiciaires, la direction et les représentants du personnel auraient été unanimes pour demander aux juges de ne pas donner suite à deux propositions de rachat. Il s’agirait du site de Pluguffan pour lequel l’offre faite est jugée insuffisante et du site de Châteaulin qui pourrait rester au sein du groupe. Son activité de farine est jugée totalement compatible avec les autres activités de Chateaulin dans le poulet. Le site de Kergonan serait quant à lui repris. Trois offres ont été faites, les salariés donnant la préférence à celle déposée par Bretagne Viande qui reprendrait les 18 salariés, nous indique Jean-Luc Guillart. Une offre a également été faite pour le laboratoire Transal (19 emplois) qui prévoit le maintien de neuf salariés en CDI. En l’attente de la décision du tribunal, le syndicaliste estime que ce sont 25 emplois qui sont encore menacés et viendraient s’ajouter aux 88 déjà officialisés dans le PSE. Les salariés cependant se montrent plus optimistes à l’issue du comité central d’entreprise qui a eu lieu le 27 novembre. La direction leur a présenté des éléments faisant état d’un redressement de la situation financière du groupe, notamment en raison de la baisse des cours des céréales. La demande en provenance du Moyen-Orient serait également de nouveau bien orientée. Natixis, qui était la société d’affacturage en place avant le dépôt de bilan, serait également sur le point de solder les comptes et débloquer des sommes retenues au titre des fonds de garantie contractuels. Les six mois d’activité écoulés pourraient ainsi se solder par un résultat net bénéficiaire. Des éléments qui doivent être présentés au tribunal le 28 novembre, lorsque celui-ci statuera sur le renouvellement de la période d’observation et sa transformation éventuelle en plan de continuation.
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