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Diamidex est en cours de levée de fonds pour assoir son développement

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MICA peut détecter des colonies de microorganismes ciblés invisibles à l’œil nu. Crédits : © Diamidex

Diamidex a mis au point une machine capable de détecter des colonies de microorganismes ciblés invisibles à l’œil nu, grâce à une résolution optique inégalée couplée à de l’IA. Ses solutions, notamment utilisées dans l'agroalimentaire, délivrent des résultats équivalents aux méthodes standards, mais plus rapidement.  

Partant de ses recherches menées lorsqu’il était directeur de recherche au CNRS, Sam Dukan a cofondé Diamidex en 2014 avec Boris Vauzeilles, également directeur de recherche au CNRS et maintenant directeur de l’Institut de Chimie des Substances Naturelles. « Nous avons développé un moyen de marquer et de détecter rapidement les Legionella pneumophila cultivables présentes dans l’eau avec un composé métabolique, explique-t-il. Notre objectif est de remplacer la méthode standard, longue et fastidieuse, par des solutions qui délivrent des résultats équivalents ».

Déployé en 2024, Mica est « le tout premier compteur automatique permettant le dénombrement précoce et spécifique de microorganismes cultivables d’intérêt », explique la société. « Notre machine est capable de détecter des colonies de microorganismes ciblés qui ne sont pas encore visibles à l’œil nu grâce à une résolution optique inégalée couplée à de l’IA et développée en interne, ajoute Sam Dukan. Avec notre solution, le client peut obtenir un résultat plus rapidement qu’avec un protocole standard, ce qui permet un gain économique pour les industriels qui peuvent ainsi libérer plus tôt leur production d’eau ou de jus de fruits

Le modèle économique de Diamidex, de type Nespresso, repose sur la vente des réactifs propriétaires permettant de marquer spécifiquement les microorganismes d’intérêt, utilisés dans son équipement Mica, qui permet, avec une seule machine, de faire jusqu’à 500 analyses par jour. 

« Nous avons commencé par une solution pour l’analyse de la Legionella pneumophila et nous avons décliné ensuite notre approche technologique sur d’autres microorganismes et sur d’autres technologies connexes qui font qu’aujourd’hui nous allons lancer deux nouveaux produits » annonce le cofondateur. Le premier, pour détecter la flore totale en microorganismes présents dans l’eau à partir de 24h, soit au moins 48h plus rapidement que la méthode standard, sera lancé ce mois-ci. Et le second, qui permet de détecter l’Escherichia coli en seulement 6h contre 24h avec la méthode standard, en juin. Figurant parmi les finalistes du challenge Lab’Start-up 2025 de Forum Labo, Diamidex présentera MICA Highlight TVC lors du salon du 25 au 27 mars 2025.

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Diamidex cible les laboratoires microbiologique, soit internes aux entreprises, soit des prestataires de services et réalise un chiffre d’affaires « supérieur au million d’euros, en progression tous les ans » indique Sam Dukan. Déjà présent en Afrique du Sud, Dubaï, Macao, et en Grèce, Diamidex a une ambition mondiale, grâce à la mise en place progressive d'un réseau de distribution suite à l’arrivée de deux commerciaux recrutés en juin dernier.

Une levée de fonds pour atteindre l'équilibre

Les solutions clés en main de Diamidex, protégées par 6 familles de brevets, offrent de multiples applications, notamment dans l’agroalimentaire pour les producteurs d’eaux en bouteille et de jus de fruits. « Deux de nos clients, l’un en Grèce, l’autre en Afrique du Sud, utilisent notre solution sur la bactérie Alicyclobacillus. Présente dans la terre, cette bactérie contamine les fruits lorsqu’ils tombent au sol, résiste à la pasteurisation et donne un goût de pétrole aux jus de fruits. » La solution de Diamidex permet de rendre un résultat en 24h, contre 9 jours avec le protocole standard. « Notre client en Grèce a pu économiser plus de 75000 euros par an, puisqu’il était capable de libérer sa production de jus de fruit bien plus tôt qu’avec la solution classique », détaille le dirigeant. 

Pour poursuivre son développement, Diamidex est en train de lever des fonds. Une opération que Sam Dukan espère boucler d’ici 4 à 5 mois. « Nous cherchons 8 M€ en equity pour arriver à l’équilibre financier. Une première tranche de 4 M€ en 2025 et une deuxième du même montant, fin 2026 et début 2027. » Le fonds d’investissement hollandais Pure Terra est présent au capital de la start-up, aux côtés d’un groupe d’investisseurs historiques, composé de family office, de Business Angels et des cofondateurs. Depuis la création, la société a levé un total de 14 M€.