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Meunerie/Restructuration Dijon Céréales va fermer les Grandes Minoteries

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Dijon Céréales Meunerie a décidé de fermer l’un de ses quatres moulins, situé à Dijon, en Côte d’Or, poursuivant la restructuration du secteur. Avec un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros, la filiale du groupe coopératif Dijon Céréales entend néanmoins renforcer sa présence en nouant de nouveaux partenariats, notamment avec des coopératives de la région.

Le groupe Dijon Céréales a annoncé la fermeture des Grandes Minoteries dijonnaises au cours du mois de juillet 2008. Cette restructuration entraînera la suppression de 53 postes. Une solution de reclassement a été proposée à 42 salariés et « une démarche de reclassement externe est engagée pour 11 personnes ». Dijon Céréales ne possédera plus que trois moulins situés à Saint-Maurice-sous-les-Côtes, dans la Meuse, à Vincelles, dans le Jura et à Saint-Jean-de-Veyle, dans l’Ain. Le groupe a justifié cette décision par « l’augmentation des cours du blé, de l’énergie et de la logistique » et par « l’accumulation des normes nationales », entraînant des investissements annuels conséquents. Ces « évolutions sont amplifiées par une très forte surcapacité d’écrasement en France », indique le groupe.

Créer un grand pôle à l’Est

Pour s’adapter à ces changements et rester compétitif, le groupe entend nouer de nouveaux partenariats avec d’autres meuniers et coopératives de cette région afin de «poser les bases d’un grand pôle meunier dans l’Est de la France». Les volumes d’écrasement devraient se répartir à 60% pour Dijon Céréales et à 40% pour les meuniers partenaires.

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Dijon Céréales Meunerie, filiale de Dijon Céréales, constitue le cinquième meunier en France avec un tonnage écrasé de 170 000 tonnes et un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros. Cette filiale a été créée en 2005 par la fusion de quatre sociétés : les Grandes Minoteries dijonnaises, Oblé les Moulins, Moulin Humbert et Minoterie Armand. En 2007-2008, Dijon Céréales a commercialisé 143 000 tonnes de farines, contre 153 000 en 2006-2007. Ses débouchés principaux sont l’industrie à 66,5%, la boulangerie artisanale à 22,2%, la GMS à 9% et l’export à 1,8%.

Toujours très atomisée, la France compte 476 moulins, soit une diminution de 15% en six ans. La meunerie française se situe au quatrième rang européen et au douzième rang mondial pour le volume de farine produit.