À l’issue d’une rencontre récente avec le cabinet du ministre de l’Agriculture dans le cadre de la négociation de la déclinaison de la future Pac (PSN), les agriculteurs bio de la Fnab font état, dans un communiqué le 28 avril, de leur crainte d’un trop faible bonus accordé à la bio dans le projet d’éco-régime. Après la suppression de l’aide au maintien en bio en 2017 (estimée en moyenne à 122 €/ha), le syndicat voit dans l’éco-régime une occasion de recréer un nouvel outil incitatif pour la bio.
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Pour bien comprendre : dans les premières propositions de la DGPE, chacune des voies d’obtention de l’éco-régime est composée de deux niveaux d’exigence, correspondant chacun à un paiement différent. Pour la voie de la certification, la Fnab propose de créer un troisième niveau réservé à la bio, dont le montant serait fixé à 145 €/ha. Or, dans les échanges que la Fnab a eus avec le cabinet du ministre, la bio bénéficierait d’un traitement égal à la HVE. Dans ce scénario soumis par le cabinet – qui n’est pas un arbitrage, insiste-t-on Rue de Varenne –, 70 €/ha seraient attribués au niveau premium (HVE, bio) et 55 €/ha au second niveau. Cette hypothèse partirait du postulat que les voies de la certification et des pratiques agronomiques seraient cumulables avec la voie des infrastructures écologiques (autour de 70 €/ha également). Une autre option – les trois voies non cumulables – avait été proposée par la DGPE, et le choix entre ces deux scénarios n’est toujours pas arrêté, assurent d’autres syndicats agricoles.
Dans une tribune publiée une semaine plus tôt dans la presse quotidienne régionale, près de 300 élus français – locaux, nationaux ou européens – du centre et de gauche, s’étaient fait l’écho des demandes de la Fnab (agriculteurs bio) en demandant « un milliard d’euros par an dans la prochaine Pac pour développer et pérenniser les surfaces en bio », au lieu de 200 millions environ actuellement.