Malgré un bond spectaculaire en six ans, atteignant 29,85 %, la Coordination rurale (CR) n’est pas parvenue au seuil de 33,3 %, qui lui aurait permis de perturber le fonctionnement des interprofessions où elle est absente, et indirectement y imposer sa présence. C’est l’une des conclusions qu’il fallait tirer des récents jugements du Conseil d’État concernant les interprofessions apicole et betteravière. S’il sera très difficile à un syndicat de s’attaquer à la reconnaissance elle-même d’une interprofession tant que celle-ci représente une fraction « significative » de la production – un concept très souple –, il pourrait plus facilement faire invalider des extensions d’accords interprofessionnels s’il peut prouver qu’il représente au moins un tiers des opérateurs ou du chiffre d’affaires de la filière, ou à défaut deux tiers des votes aux élections des chambres d’agriculture. Et s’imposer ainsi indirectement dans ces structures.
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Mi-mars, la Coordination rurale a de nouveau échoué à faire annuler l’arrêté du 27 mars 2023 portant extension d’un accord interprofessionnel de l’AIBS (betteraves à sucre) relatif aux cotisations volontaires obligatoires (CVO) pour 2022 et 2023. Rendez-vous est pris en 2031. Pour rappel, dans les céréales, la CR est déjà membre de l’interprofession (Intercéréales) via son association spécialisée France Grandes cultures. La CR est aussi membre de Semae (semences) depuis 2021. Elle a plusieurs fois demandé son intégration à l’interprofession betteravière, en vain jusqu’ici.