Sojaxa, qui regroupe les principaux fabricants d'aliments au soja pour la consommation humaine, surfe sur un marché « dynamique ». L'association se place dans la perspective d'un triplement des surfaces d'ici à trois ans.
« Nos ventes progressent de 10 % par an », a déclaré, le 24 mars, le président de Sojaxa Olivier Clanchin, en écho au plan de relance de la production agricole. 34 % des Français pensent consommer plus de produits au soja dans les deux prochaines années contre 5 % le contraire, selon le 1er baromètre Sojaxa. « Le contexte est très favorable au développement de la protéine végétale, a-t-il estimé. Toute la filière s'y prépare.» Avec le rapport sur l'innovation 2030 d'Anne Lauvergeon, qui range les protéines végétales parmi sept grandes ambitions, mais aussi l'Exposition universelle 2015, où le Pavillon France aura pour thème « Produire et nourrir autrement », le signe d'intérêt « au plus haut de l'Etat » est manifeste, selon lui.
Un atout de la production française est d'être non-OGM, souligne l'association, dont les quatre entreprises (Sojasun, Alpro, Soy, Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel) utilisent à 98 % du soja d'origine nationale. Sojaxa compte sur le plan de relance de la légumineuse, avec l'espoir d'un triplement des surfaces d'ici à trois ans. « On a la capacité de répondre aux marchés d'exportation », a-t-il ajouté, pointant entre autres la demande en Allemagne.
Une production méconnue
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Un des principaux enseignements du baromètre Sojaxa, qui mesure les perceptions et comportements de consommation, est la méconnaissance de la culture du soja. « Le flou persiste sur la présence ou non d'OGM dans les produits au soja, chez les consommateurs comme les non-consommateurs, avec seulement 14 % des répondants qui sont convaincus de la qualité 100 % non-OGM », a relevé Alexandra Marsiglia, directrice d'études. Cette méconnaissance s'explique notamment par des questions sur l'origine. Près d'un tiers des sondés pensent que la production vient surtout de l'étranger.
« Les Français ont besoin de réassurance sur un produit controversé », a-t-elle noté. Les non-consommateurs sont 66 % à avoir une image ni positive, ni négative. Deux tiers d'entre eux reconnaissent également être en attente d'informations, particulièrement sur des sujets tels que l'origine, les modes de production (préservation des forêts, usage limité des pesticides), les bénéfices environnementaux et nutritionnels ainsi que sur les modes de consommation des différents produits. (JCD)
« Le vendredi 20 mars 2015, 98 % des délégués de la coopérative des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques (Celpa) ont adopté, en assemblée générale, la fusion avec Euralis », annonce un communiqué de presse d'Euralis du jour même. La fusion sera effective le 1er septembre 2015. Selon le communiqué, la coopérative Celpa compte aujourd'hui 450 adhérents et a commercialisé en 2014 15 000 animaux (taurillons, vaches, veaux). Son chiffre d'affaires est de 22 millions d'euros en 2014. De son côté, Euralis compte 3 000 adhérents éleveurs de bovins dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, la Gironde, le Gers. Euralis est déjà présent dans l'alimentation animale au travers de sa filiale, Sanders Euralis. « Le projet prévoit la préservation et le renforcement d'une filière bovine de qualité dans le Sud-Ouest en pérennisant l'activité de naisseurs, naisseurs-engraisseurs et engraisseurs », souligne le communiqué. Aussi « depuis l'annonce du rapprochement des deux coopératives en janvier 2014, les douze derniers mois ont été mis à profit par les équipes de Celpa et d'Euralis pour créer plus de 1 500 places d'engraissement».