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Emballage léger bois : ni objectifs de recyclage, ni pénalités en 2024

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La filière « emballage léger en bois » sera exempte d’objectifs de recyclabilité (et donc de pénalités) l’an prochain. La valorisation énergétique offre un profil environnemental similaire au recyclage.

Il n’est pas envisagé à ce stade de pénalités, ni d’objectifs de recyclage pour les emballages en bois dans le cadre du nouveau cahier des charges de la filière emballage, en cours de rédaction et applicable au 1er janvier 2024, a indiqué le ministère de la Transition écologique répondant à une question écrite de la députée Marie-Christine Dalloz (Jura, LR). Elle s’inquiétait de l’obligation de recyclage pour les emballages légers en bois, très usités en agriculture (fruits et légumes, fromages, marée…), qui mettrait en péril le secteur.

Entrant dans le contexte des dispositions de la loi antigaspillage de février 2020, le cahier des charges actuellement en vigueur prévoit un malus fondé sur le critère de la non-recyclabilité des emballages ménagers, ayant pour effet de pénaliser le bois. Le ministère a précisé par ailleurs : « Compte tenu des conclusions de l’étude sur les solutions de tri et de fin de vie possible pour les emballages ménagers en bois et du fait que les objectifs de recyclage tous emballages confondus sont déjà atteints, il n’est pas prévu de fixer d’objectifs en matière de recyclage des emballages en bois, contrairement aux emballages contenant d’autres matériaux. »

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Professionnels du bois rassurés

« C’est une réponse rassurante, convient Olivier de Lagausie, délégué général du Siel (Syndicat des industriels français de l’emballage léger en bois), à Agra Presse. Il faut se rappeler que les centres de tri considéraient que le coût de récupération était prohibitif compte tenu des faibles volumes que génère l’emballage léger en bois, ce qui faisait l’objet du coup d’un refus de tri. Cela entraînait une augmentation du Point Vert (NDLR : taxe payée à un organisme gérant et finançant le recyclage des emballages) ». En 2021, l’Ademe, en partenariat avec Citeo, a évalué la pertinence et la faisabilité de développer une filière de recyclage matière ou organique. Le Siel a participé à cette démarche rendue fin mars : « Il a été question, à partir de critères environnementaux et économiques, de comparer le recyclage et la valorisation énergie, explique Olivier de Lagausie. Il apparaît que la deuxième solution offre un profil environnemental similaire au recyclage, en ce qui concerne nos produits, et au niveau économique, elle évite aux centres de tri d’engager des investissements importants. N’oublions pas que la filière bois replante régulièrement : les objectifs de réduction à la source ne s’appliquent pas. Aujourd’hui, la non-recyclabilité de nos produits ne doit plus être un obstacle pour la distribution. » Le fléchage vers la valorisation énergie permet par ailleurs de bénéficier d’un Point Vert bas.

La filière se dit rassurée par la décision